Les agriculteurs dénoncent une concurrence déloyale, liée à l’importation de produits agricoles ne respectant pas les normes sanitaires, environnementales et sociales imposées en France. « On nous impose des règles très strictes, pendant que des produits importés ne les respecteraient pas », explique Cédric Bongain, vice-président de la FDSEA du Jura. Malgré l’opposition affichée de nombreux députés européens français, les agriculteurs craignent une signature imminente, après 25 ans de négociations.
Eau et zones de vulnérabilité
La mobilisation a aussi permis d’alerter sur les zones de vulnérabilité liées à la qualité de l’eau. Dans le Jura, la rivière Orain pourrait être reclassée à la suite d’un léger dépassement du seuil en nitrates. « Pour un point de dépassement, près de 200 exploitations devraient investir environ 100 000 euros », déplore Cédric Bongain.
Autre sujet d’inquiétude : la présence du loup, de retour dans le département depuis une dizaine d’années. Les attaques, concentrées dans le Haut-Jura et la Petite Montagne, pourraient s’étendre aux plaines. « Le nombre d’attaques ne cesse d’augmenter », alerte Xavier Pagnier, vice-président des JA du Jura, qui demande des prélèvements pour réguler l’espèce.
Enfin, des agriculteurs ont mené des actions dans plusieurs grandes surfaces de Lons-le-Saunier afin de vérifier la provenance des produits. Si la viande est majoritairement française, les produits laitiers et transformés le sont moins. Des étiquettes ont été apposées sur les produits ne venant pas de France pour informer les consommateurs.
























