Fraisans. Une seconde centrale hydroélectrique sur le Doubs pour la SOPEF

La SOPEF investit sur le site des Forges de Fraisans pour développer l’hydroélectricité locale. Treize ans après sa première centrale, la société construit une deuxième installation, qui augmentera significativement la production d’électricité et valorisera le patrimoine industriel historique du site

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Microcentrale hydroélectrique Fraisans
Vue de la centrale rive gauche

La SOPEF (Société de production électrique de Fraisans) a été créée en 2010 afin d’exploiter le potentiel hydroélectrique du site et de produire de l’électricité localement à partir de l’énergie hydroélectrique. La société construit actuellement une deuxième microcentrale sur le site des Forges, 13 ans après la première.

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Un peu d’histoire

La S.C.I. Fraisans a été créée en 1951 pour acquérir le patrimoine immobilier des anciennes Forges de Franche-Comté à Fraisans. Ce patrimoine comprend, entre autres, un barrage sur le Doubs et les droits d’eau qui y sont associés. Le barrage a été rénové en 2017 et est actuellement en très bon état.

La SOPEF a été créée en 2010 pour exploiter le potentiel hydroélectrique du site et compte les mêmes actionnaires que la SCI. La société a installé et exploite depuis 2012 une centrale équipée de deux turbines sur la rive gauche du Doubs, produisant environ 2 GWh par an. « Cette centrale produit actuellement environ 2 M kWh par an, soit la consommation d’environ 500 foyers ! », précise Philippe Rouault, chargé d’affaires de la SOPEF.

Les objectifs poursuivis

« Le site de Fraisans permet l’installation d’une seconde centrale sur la rive droite du Doubs. Nous investissons 2 millions d’euros sur ce côté de la rive pour créer cette deuxième centrale, avec l’objectif de produire 1 GWh, soit une augmentation de 50 % de notre production actuelle. L’électricité sera revendue dans le cadre d’un contrat avec EDF », souligne Philippe Rouault.

Cette nouvelle centrale permettra d’augmenter la capacité hydroélectrique du site. En effet, la production de la centrale de la rive droite serait de 1 M kWh par an, ce qui représente une augmentation nette de 650 000 kWh par an, soit l’équivalent de la consommation de 200 foyers supplémentaires.

Cette structure est implantée sur les ruines d’une ancienne centrale datant de 1830. « Nous utilisons le canal d’amenée de la turbine déjà existant, désormais désaffecté, et nous exposerons l’ancienne turbine au public », précise le chargé d’affaires.

Les deux groupes turbo-alternateurs sont immergés sous le pont. Les systèmes de contrôle et de commande des turbines, ainsi que la distribution de l’électricité produite, se trouvent dans le petit bâtiment datant de l’époque des anciennes forges. Les autres installations techniques, actuellement en ruines, seront reconstruites à neuf.

Il est à noter que les nouvelles installations industrielles seront situées en retrait des installations existantes, tant par rapport au Doubs que par rapport au Centre Culturel.

L’inauguration officielle du site est prévue le vendredi 27 février, en présence d’Alain et Franck Migeon et de Monsieur David Lafaurie.