En vigueur depuis juin 2019, le télétravail évolue au sein de la communauté de communes Champagnole Nozeroy Jura. Jusqu’alors, les agents pouvaient travailler à distance jusqu’à trois jours par semaine, sans plafond annuel. Mais depuis septembre 2025, un dispositif plus restrictif est expérimenté. Celui-ci limite le télétravail au vendredi, à raison d’une journée hebdomadaire et de 24 jours maximum par an. Lors du conseil communautaire, les élus étaient invités à se prononcer sur la pérennisation de cette organisation, présentée comme un moyen de mieux encadrer le fonctionnement des services.

Le sujet a toutefois suscité quelques réserves. Guy Saillard a notamment exprimé son opposition de principe au télétravail, tout en reconnaissant son intérêt dans certaines situations nécessitant davantage de concentration. « Quand j’ai une question à poser à une personne de la collectivité, ça, je le supporte mal », a-t-il expliqué, regrettant l’absence ponctuelle d’agents dans les bureaux. Il a néanmoins précisé ne pas vouloir s’opposer à la position du président en s’abstenant de voter. Une intervention qui a permis de rappeler que le vote ne portait pas sur l’existence du télétravail, mais uniquement sur la modification de ses modalités.
La continuité du service comme priorité
En réponse, l’exécutif communautaire a défendu une organisation compatible avec les besoins des usagers. « Nos services continuent à fonctionner » a rappelé Rémi Hugon, en insistant sur la nécessité d’assurer une présence physique dans les locaux. L’expérimentation menée depuis septembre 2025 a reçu un avis favorable de la commission consultée, malgré deux abstentions. Les agents ont également accepté ce nouveau cadre, selon les explications apportées en séance. Pour la collectivité, l’objectif reste donc de concilier souplesse de travail et continuité du service public.























