Basket. Au Jura Dolois Basket, un club porté par l’engagement bénévole

Ils sont peu nombreux, souvent invisibles, mais indispensables. Au Jura Dolois Basket, Laurent, Sarah et Sophie font partie de ces bénévoles sans qui le club ne pourrait tout simplement pas fonctionner. Rencontre avec trois engagements au long cours.

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Jura Dolois Basket bénévoles
Laurent, Sarah et Sophie, des bénévoles engagés et indispensables au Jura Dolois Basket.

Dans les gradins du gymnase, on les voit partout. À la table de marque, derrière la buvette, au bord du terrain ou dans un bureau, tard le soir, à régler des dossiers. Au Jura Dolois Basket, cinq bénévoles assurent la gestion quotidienne d’un club qui compte pourtant près de 220 licenciés. « Tout gérer à si peu, c’est compliqué », résume Laurent, trésorier depuis 2015.

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À ses côtés, Sophie, secrétaire du club, entame sa cinquième saison. Ancienne joueuse, elle s’est engagée très tôt dans le bénévolat, d’abord comme coach. Sarah, elle, est là depuis avant la fusion de 2004 entre l’ABC Dole et Tavaux. Coaching, animation, extrasportif, buvette : son investissement épouse l’histoire du club. Tous partagent la même réalité : ici, il faut être « multicasquette ».

La fusion devait donner plus de poids au basket dolois. Mais au fil des années, le manque de bénévoles est devenu un frein structurel. D’autant que le club peine à conserver ses jeunes après le bac. « À 17 ans, partir à Dijon ou Besançon, ça fait rêver », constatent-ils. Des départs difficiles à compenser, face à des clubs mieux armés et plus visibles.

Le basket comme lieu de transmission

Face à ces contraintes, les bénévoles ont fait un choix clair : miser sur les plus jeunes. Former, fidéliser, créer du lien. « Le sport, ce n’est pas que du sport », insiste Sophie. Pour elle, l’essentiel reste le partage : du temps, des connaissances, des moments vécus ensemble. Une vision commune au trio.

Les résultats se mesurent autrement que dans les classements. Laurent évoque ces anciens joueurs devenus arbitres, coachs ou bénévoles à leur tour. « Quand tu vois des jeunes s’investir dans la vie du club, tu te dis que tu as montré le bon exemple. » Le développement de l’arbitrage en est un symbole : longtemps subi, il est désormais mieux accepté, avec de nombreux jeunes formés.

Sarah, elle, parle surtout des enfants. De ceux qui arrivent timides, en retrait, et qui, avec le temps, trouvent leur place. « Quand une gamine qui ne parlait à personne te dit qu’elle adore venir, c’est énorme. » Des petites victoires qui donnent du sens à des week-ends entiers passés au gymnase.

Aujourd’hui, la dynamique est meilleure qu’il y a quelques années. Le club se stabilise, se reconstruit. Mais l’équilibre reste fragile. « On est aussi l’image du club », rappellent-ils. Une image façonnée par des bénévoles qui donnent du temps, sans compter. Et sans lesquels, au Jura Dolois Basket, rien ne tiendrait.