Les rassemblements de solidarité ne suffiront pas. Ce lundi 19 octobre, Jean-Baptiste Gagnoux a appelé le gouvernement à prendre ses responsabilités après les violences survenues samedi dans plusieurs villes françaises. Le maire de Dole a notamment exprimé son soutien à la municipalité de Limoges, dont l’hôtel de ville a été incendié.

« Se rassembler, on l’avait déjà fait lors des émeutes de 2023, c’est nécessaire mais il faut aller au-delà », a-t-il déclaré au micro de RCF Jura. L’élu attend désormais des réponses de l’État pour rétablir l’ordre. Il évoque notamment de possibles évolutions législatives, voire constitutionnelles, ainsi que le recours à l’état d’urgence. « Il conviendra au gouvernement de prendre ses responsabilités dans les jours qui viennent. » Une position qui rejoint l’appel de l’Association des maires de France (AMF), laquelle réclame des moyens renforcés pour les forces de l’ordre.
Dans le Jura, un appel à poursuivre dans le calme
Jean-Baptiste Gagnoux a néanmoins tenu à distinguer les violences nationales des manifestations organisées samedi dans le département. « Il est vrai que les manifestations qui ont été peu fréquentées samedi se sont passées dans un bon état d’esprit. Je salue ce bon état d’esprit. » Il invite les Jurassiens à poursuivre leurs revendications pacifiquement, estimant que tout débordement risquerait de desservir leur mobilisation.
À Dole, le maire ne perçoit pas de sentiment d’insécurité particulier. « Je ne pense pas qu’ils aient peur dans leur ville », affirme-t-il. Selon lui, les inquiétudes portent davantage sur la situation nationale et sur le risque de voir, à terme, les bâtiments publics ou les commerces locaux pris pour cible. Une crainte qui donne, à ses yeux, tout son sens au rassemblement de ce lundi.
























