Football. Le District du Jura au chevet de ses jeunes licenciés

Le 26 septembre, le CS Val d'Amour de Mont-sous-Vaudrey a accueilli une journée organisée par la FFF avec le District du Jura. L’occasion de réunir les jeunes et de dresser un état des lieux de la rentrée.

0
60
La remise du label a réuni représentants du football jurassien et bénévoles du club. Crédit photo : District du Jura de Foot.

Mini-buts, parcours en trois contre trois, petits matchs, mais aussi ateliers consacrés à l’engagement, à la féminisation ou encore à l’arbitrage. Le 26 septembre, le football jurassien avait rendez-vous à Mont-sous-Vaudrey, au CS Val d’Amour pour une journée organisée par la Fédération française de football (FFF). Un important dispositif avait été acheminé sur place pour permettre aux enfants de tourner entre les différents ateliers pendant une heure à une heure trente.

L’objectif était avant tout de privilégier le jeu. « C’est plus le côté ludique que le compétitif », explique Didier Vincent, président du District du Jura de football. Cette opération s’inscrit dans un rendez-vous organisé chaque année par la FFF au sein de la Ligue Bourgogne-Franche-Comté, avec un district différent pour l’accueillir. Cette fois, le Jura avait été retenu.

Le matin, neuf clubs jurassiens labellisés avaient été conviés avec leurs catégories U7. Arcade Foot, Champagnole, Jura Sud Foot, Jura’Stad, le RC Lédonien, Coteaux-de-Seille, le FCC La Joux et le Jura Dolois Foot étaient notamment représentés, aux côtés du club hôte. L’après-midi, la journée s’ouvrait également à des clubs non labellisés. Au-delà des rencontres entre enfants, le rendez-vous favorisait aussi les échanges entre éducateurs. « Ça permet aux éducateurs de se connaître différemment, de changer leur manière de fonctionner, de coacher. »

Former davantage les éducateurs

Cet encadrement constitue justement l’un des enjeux mis en avant par le District. La Fédération souhaite que le maximum d’éducateurs, d’éducatrices et d’accompagnants des petites catégories soient formés. Un diagnostic est actuellement mené dans les clubs afin d’identifier les encadrants et de savoir s’ils disposent déjà d’une formation. Dans le cas contraire, ils sont encouragés à en suivre une.

Pour Didier Vincent, cette démarche doit permettre de proposer « un encadrement compétent et surtout responsable et formé ». L’enjeu est d’autant plus important que le District constate des difficultés dans les catégories les plus jeunes. À la date de l’entretien, le nombre global de licenciés était proche de celui enregistré un an auparavant. Un bilan plus précis doit toutefois être effectué à la Toussaint, une fois les inscriptions davantage stabilisées.

Le constat est néanmoins plus préoccupant pour le football d’animation, où Didier Vincent évoque une « baisse flagrante » des effectifs. Parmi les explications avancées figure notamment la diminution du nombre de naissances ces dernières années. Le retour cette année d’une aide de 50 euros, le Pass’sport, attribuée sous conditions de revenus aux parents pour la pratique sportive, pourrait également favoriser certaines inscriptions.

Des capacités d’accueil parfois limitées

Mais attirer de nouveaux licenciés ne suffit pas. Encore faut-il pouvoir les accueillir. Didier Vincent pointe les difficultés rencontrées par certains clubs, confrontés au manque d’infrastructures, d’encadrants ou de dirigeants. Certains sont ainsi contraints de refuser des enfants. La problématique concerne également le football féminin, avec la nécessité de disposer de conditions d’accueil adaptées, notamment en matière de vestiaires. « On essaie d’exposer tout ça […] pour accueillir nos enfants dans les meilleures conditions. »

Cette journée était enfin liée à la remise d’un label au club hôte. Jusqu’ici, celui-ci reposait sur quatre volets : le projet associatif, le projet sportif, le projet éducatif ainsi que l’encadrement et la formation. Le dispositif permettait également d’établir un diagnostic des clubs, qui devaient répondre à plusieurs critères pour prétendre à une labellisation.

Ce système est désormais appelé à évoluer. Selon Didier Vincent, le « projet de club » doit progressivement prendre davantage de place. Il s’inscrit dans une démarche d’accompagnement plus largement accessible aux structures, tandis que le système de labellisation est en cours de refonte. Une généralisation du projet de club est annoncée pour la saison 2027-2028. Une évolution qui prolonge l’un des enjeux soulevés à Mont-sous-Vaudrey : permettre aux clubs de mieux structurer leur fonctionnement et l’accueil des jeunes footballeurs.