Oyonnax. Les histoires des habitants s’invitent dans le distributeur de l’hôpital

Du 5 au 18 octobre, le distributeur d’histoires courtes installé aux urgences du centre hospitalier du Haut-Bugey proposera uniquement des textes écrits par des habitants du bassin oyonnaxien.

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Hôpital du Haut-Bugey
C'est au sein du centre hospitalier du Haut-Bugey que les textes seront à retrouver. Crédit photo : Centre Hospitalier du Haut-Bugey

À l’occasion des Semaines d’information sur la santé mentale, le distributeur d’histoires courtes de l’hôpital prendra une couleur particulière. Du 5 au 18 octobre, les histoires proposées seront exclusivement celles d’habitants du territoire.

Le principe reste le même : appuyer sur un bouton et recevoir aléatoirement une histoire imprimée sur un ticket. Mais derrière cette animation se trouve un projet plus large, porté par le centre social et culturel Jacques-Prévert de Bellignat, avec le centre hospitalier du Haut-Bugey et Short Édition.

Donner une opportunité d’être lu à tout le monde

Pour Nathalie Wolff, coordinatrice du projet, le distributeur constitue surtout un moyen de faire circuler les paroles recueillies dans les différents ateliers du territoire. « Le distributeur, ce n’est pas un but en soi. C’est une possibilité pour un écrit, pour une parole, d’être valorisé et d’aller au-delà des classeurs. […] Le but, c’était aussi de permettre à cette écriture d’avoir une vie plus longue. »

Les textes sont très variés. Certains viennent notamment de projets comme « Mémoire d’un territoire », consacré aux souvenirs des habitants, ou de travaux autour des haïkus et du pays d’origine. D’autres sont simplement l’occasion pour une personne de raconter quelque chose qui lui tient à cœur. « Tout existe. Ça peut être leur quotidien, certains souvenirs, certaines personnes qui racontent comment elles ont été accueillies quand elles sont arrivées en France. […] Donc ça peut rester très libre », explique Nathalie Wolff.

Le projet ne s’adresse pas uniquement aux personnes habituées à écrire. « Il y a des gens qui ne savent pas écrire. […] Si quelqu’un d’autre prend la plume pour eux, ça n’est pas gênant », souligne-t-elle.

Une parole digne d’être racontée

Avant d’être intégrés au distributeur, les textes sont soumis à l’accord de leur auteur. Celui-ci peut également choisir de signer de son nom, de son prénom ou de rester anonyme. « Le respect de l’auteur est absolu. Il n’y a aucun texte qui sortira dans le distributeur sans que l’auteur soit d’accord. »

Depuis janvier, une trentaine de textes ont déjà été recueillis par les différents projets du centre social Jacques-Prévert et du centre social l’Élan d’Arbent. Mais le rendez-vous d’octobre doit surtout servir de point de départ visible au projet. Après les deux semaines consacrées aux habitants, leurs histoires continueront d’alimenter le distributeur des urgences, aux côtés des autres textes.

« On peut, grâce à ces histoires, mixer des histoires d’habitants qui ne se rencontrent pas forcément. […] Les histoires sortent au hasard dans le distributeur », résume Nathalie Wolff. Avec une idée simple derrière le projet : « On a tous quelque chose à raconter qui est digne d’être raconté. »