Lons-le-Saunier. L’ALL Volley, un club multigénérationnel qui a profité pleinement de « l’effet JO »

L'ALL Volley à Lons-le-Saunier est un club multigénérationnel qui a connu un vif engouement grâce à l'effet des Jeux Olympiques.

0
65
L'équipe seniors de l'ALL Volley vise le maintien sans passer par la phase de barrages en pré-national.

C’est un club de passionné dans lequel on reste, comme en atteste l’histoire de Romain Hong. Le jeune homme de bientôt 20 ans, est membre de l’ALL Volley depuis ses 7 ans. Aujourd’hui joueur chez les seniors et coach des moins de 18 ans, il présente la particularité de son sport : “c’est l’esprit d’équipe même, tout le monde se tape dans les mains à la fin de chaque possession.”

Son coéquipier Titouan Berne, qui entraine les moins de 15 ans, complète : “on est obligés d’être collectif, ce n’est pas un sport comme le football ou le basket où quelqu’un peut garder tout le temps le ballon.” Titouan a rejoint le club l’année dernière, après justement une mauvaise expérience au basket, qu’il a pratiqué 11 ans. Depuis, l’étudiant en STAPS coach et fait partie de la dizaine de membres bénévoles qui font tourner le club lédonien, qui compte 140 licenciés.

“À l’époque, on avait du mal à remplir les entraînements “

“On cible des thèmes à chaque entraînement : réception, passe, contre, service… pour préparer les plateaux du week-end “, explique Titouan. “En tant que coach, on peut aussi être sollicités par la ligue régionale, pour parler de joueurs qui vont en stage. Ce sont des sessions organisées pendant chaque vacance scolaire, dans lesquelles sont sélectionnés 12 joueurs pour un tournoi inter-régional en juin.”

Cette année, 4 joueurs de la section M18 ont été en stage. “Je me souviens, à l’époque, on avait du mal à remplir les entrainements “, témoigne le coach. “Après la victoire aux JO de Tokyo, il y a eu un vrai engouement, et ça s’est reproduit pour les Jeux de Paris. On a du refuser des gens, car nous sommes limités en termes d’infrastructures.”

Jeunes joueurs du club volley Lons Saunier avec médailles devant une bannière lors d

Une formation très longue

En effet, en concurrence avec les autres sports collectifs, l’amicale doit changer de salle pour quasiment chacun de ses entraînements : la salle omnisports, la salle du Cosec, et la salle Tschaen, celle utilisée pour les matchs. Malgré ces contraintes, le club forme même des plus jeunes, et des catégories féminines.

C’est Cathy Manche qui s’en charge, pour les M11 et les M13 : “l’idée, c’est de voir les bases de motricité et apprendre à jouer avec ses partenaires. C’est très long une formation de joueur de volley, il y a pas mal de jeunes qui abandonnent après quelques séances, car ils ne peuvent pas jouer comme ils ont vu aux JO.”

Groupe de jeunes joueuses féminines du club de volley de Lons-le-Saunier

Deux rendez-vous annuels

Dans cet apprentissage au long terme, Cathy essaie d’instaurer du sens et de faire comprendre les rôles de chacun. “À ce niveau, on a un système de rotation pour que les jeunes apprennent tous les postes, et des règles adaptées pour dynamiser les échanges “, explique-t-elle.

Du côté des féminines, les rangs sont encore trop peu fournis (3 joueuses en M13), avec des M18 qui filent bien souvent du côté du Pays de Salins Volley-Ball en senior. Les seniors garçons restent la tête de gondole de l’ALL. Leur objectif de l’année est le maintien en pré national, sans passer par la phase de barrages.

Et, pour étendre les rangs et animer la vie du club, deux rendez-vous sont toujours prévus dans l’année : La nuit du Volley pour Halloween avec des concours de déguisement, et un tournoi de beach-volley à la base de Bellecin, qui se déroulera en juin prochain.