Il y a encore quatre ans, la section féminine du CS Lédonien peinait à exister seule. Pour aligner une équipe, il fallait composer avec des ententes entre clubs voisins. « Il y avait sept joueuses à Lons », se souvient Anthony Millet. L’effectif était alors trop limité pour assurer une saison complète.
Malgré ces débuts fragiles, la dynamique s’installe progressivement. Les joueuses accrochent leurs premiers résultats et gagnent en confiance. Une première finale régionale vient valider les efforts entrepris et montre que le projet peut s’inscrire dans la durée.
La saison suivante permet de stabiliser le groupe. Les Lédoniennes s’imposent en rugby à dix et remportent un bouclier régional, mais souhaitent rapidement aller plus loin. Le collectif décide alors de se lancer dans l’aventure du rugby à quinze, lors de la saison 2024/2025.
Le pari s’annonce risqué, car plusieurs joueuses découvrent totalement cette pratique. « Elles ont progressé sur toute l’année », souligne Anthony Millet. Travail technique, compréhension du jeu et cohésion collective évoluent au fil des matchs, jusqu’à une finale remportée face à Chalon-sur-Saône à Dole, offrant un nouveau bouclier régional et confirmant la progression du groupe.
Une montée en puissance construite patiemment
Cette saison 2025/2026 vient donc marquer un tournant. L’entente avec Dijon prend fin, mais l’effectif lédonien continue de croître. « On a monté l’effectif à 28 filles », précise l’entraîneur. Désormais, toutes évoluent sous les seules couleurs du club.
Ce renforcement permet au CS Lédonien d’intégrer la Fédérale 2, comme l’équipe masculine, récompensant le travail engagé depuis plusieurs saisons.
Le retour au club d’Ophélie Beraudier, une joueuse formée localement, passée par l’Élite 2, symbolise aussi cette structuration. Revenue pour préparer ses diplômes d’entraîneur, elle partage désormais le terrain et l’encadrement avec Anthony Millet, contribuant au développement du projet.
Un esprit collectif qui fait la différence
Au-delà des résultats, l’entraîneur insiste sur l’état d’esprit du groupe. Chaque nouvelle joueuse trouve rapidement sa place. « Elles se sentent bien parce qu’il y a toujours quelques filles pour les chapeauter », explique-t-il.
Beaucoup arrivent d’autres disciplines, notamment du basket, avec déjà une culture sportive solide, facilitant leur adaptation au rugby.
Les joueuses participent aussi activement à la vie du club, aidant lors des rencontres seniors ou auprès de l’école de rugby, ce qui renforce leur intégration et la reconnaissance interne.
Un engagement qui consolide un groupe décrit comme « super » par son entraîneur. Désormais bien installée dans le paysage régional, la section féminine lédonienne poursuit sa progression sans oublier les saisons plus difficiles qui ont permis de construire cette réussite.

























