Tavaux. Une longue histoire sportive saluée avec le label “Ville sportive”

Tavaux s’est vu décerner, le 9 décembre, le label « Ville sportive » par le Comité départemental olympique et sportif du Jura. Une distinction qui vient reconnaître une politique sportive ancienne, portée par les clubs, les bénévoles et une coopération intercommunale désormais bien ancrée.

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Sport à Tavaux
Une remise de label, accompagnée du traditionnel panneau, qui vient récompenser un travail de fond.

Dans les locaux du Tir Sportif du Pays Dolois, les élus, dirigeants associatifs et bénévoles se sont retrouvés autour d’une même fierté. Celle d’un territoire où le sport se construit au quotidien, loin des projecteurs, mais avec constance et conviction.

À Tavaux, le sport n’est pas qu’une affaire d’équipements ou de compétitions. Il est d’abord une histoire collective. La commune compte aujourd’hui plus de 70 associations, dont plus d’une vingtaine sportives, et près de 2 000 licenciés venus d’une centaine de communes voisines. Une réalité qui illustre l’attractivité d’un tissu associatif largement ouvert, bien au-delà des seules frontières communales.

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« Il s’agit là d’une récompense qui nous va droit au cœur, mais surtout à celui de ceux qui font vivre ce monde sportif au quotidien », a rappelé le maire, Jean-Michel Daubigney.

Du giron industriel à la coopération intercommunale

Cette dynamique trouve ses racines dans l’histoire industrielle du territoire. Durant des décennies, le Comité d’établissement Solvay a accompagné clubs et infrastructures, posant les bases d’une offre sportive structurée. Stade Paul-Martin, dojo, piscine, gymnases ou terrains de tennis témoignent encore de cet héritage, progressivement repris et entretenu par les collectivités.

Chargé de mémoire, le stade Paul-Martin reste associé à l’épopée du football tavellois en deuxième division nationale à la fin des années 1970. Modernisé au fil des mandats, il symbolise cette capacité à faire vivre le passé tout en répondant aux attentes actuelles.

Même continuité pour le rugby, les arts martiaux ou les sports en salle, dont le développement a souvent précédé celui des institutions. « Les collectivités se sont progressivement substituées à l’industriel pour prendre le relais indispensable à l’entretien et au développement des équipements sportifs », a souligné Jean-Michel Daubigney.

Des équipements rares, des pratiques bien vivantes

Si Tavaux peut revendiquer ce label, c’est aussi grâce à des équipements parfois uniques à l’échelle du Pays dolois : piste de BMX au parc des Vernaux, stand de tir, infrastructures dédiées aux sports motorisés.

Des lieux qui attirent chaque semaine des pratiquants venus de loin, et qui donnent à la commune un rayonnement particulier. « Les sportifs sont devenus intercommunaux bien avant les collectivités », a rappelé l’édile, soulignant l’avance prise par le monde associatif sur l’organisation territoriale.

Cette reconnaissance a aussi pris un visage, celui de Lison Brenet, licenciée au Tir Sportif du Pays Dolois, à qui la ville a remis sa médaille. Championne de France de tir vitesse dans sa catégorie, la jeune sportive, dont les grands-parents résident à Tavaux, incarne cette capacité du tissu local à accompagner des parcours d’excellence.

À travers son parcours, ce sont également les éducateurs, les bénévoles et l’ensemble des associations qui se voient mis à l’honneur. Une trajectoire prometteuse qui rappelle que les équipements, les politiques publiques et l’engagement collectif prennent tout leur sens lorsqu’ils permettent, concrètement, l’éclosion de talents.