
À croire que, pour ce vote du budget 2026, les conseillers municipaux réunis ce jeudi 26 février dans la grande salle du conseil ne souhaitaient pas se quitter. À l’approche des élections, certains ne siègeront plus dans les mois à venir.
Tous sont pourtant restés mobilisés durant près de six heures, sans interruption, pour examiner et finalement voter ce budget, au terme d’un véritable marathon.
La séance a débuté par l’intervention de Farid Lagha, représentant CGT à l’hôpital et colistier de Céline Cottet-Emard, exceptionnellement autorisé à prendre la parole pour alerter sur le manque d’anesthésistes au bloc opératoire. Un échange tendu a ensuite opposé le maire Jean-Louis Millet à Frédéric Poncet.
Autre voix de l’opposition, Olivier Brocard est intervenu sur la baisse des subventions aux associations, plaidant notamment en faveur de La Fraternelle : “un acteur majeur de la culture sur le territoire”, rappelant son rôle auprès des écoles et du cinéma, unique sur le secteur avec ses trois salles, malgré une diminution de 590 euros de sa subvention.
Des investissements qui divisent
Le débat s’est cristallisé autour de deux projets inscrits au budget : le déménagement des archives municipales et la construction d’une nouvelle crèche dans le quartier Chabot.
“Est-ce une vraie priorité que le déplacement de cette crèche du centre-ville vers le quartier Chabot, au regard des 3,3 millions d’euros engagés ?”, a interrogé Olivier Brocard. Jean-Louis Millet a justifié cet investissement en soulignant le soutien financier de la CAF, à hauteur d’un million d’euros.
Frédéric Poncet a, lui, dénoncé le calendrier de ces décisions : “Engager un tel niveau de dépenses juste avant l’élection est moralement irresponsable. La municipalité suivante aura les mains liées et aucune marge de manœuvre.” Il a également estimé que le projet de déplacement des archives pouvait attendre l’installation de la prochaine équipe.
Le moment le plus marquant de la soirée est venu du non-vote du budget par Lilian Cottet-Emard, actuel adjoint aux sports de la majorité. Une prise de position qui a visiblement touché le maire sortant : “Au moins, les choses sont claires. M. Cottet-Emard s’oppose aujourd’hui à un budget dont il a approuvé les orientations ces dernières années.” Calme, l’intéressé a répondu : ” Ce n’est tout simplement pas ma vision d’avenir, ni les projets que j’aurais lancés en priorité.”
Le conseil municipal s’est finalement achevé peu après minuit trente. Une séance longue et tendue, à l’image des enjeux politiques à venir.

























