Région. 980 emplois permanents supprimés au troisième trimestre 2025 en Bourgogne Franche-Comté

La tendance à la baisse se poursuit dans la région. Elle est plus importante qu’au niveau national et concerne tous les secteurs d’activité. L’URSSAF Bourgogne Franche-Comté a fait le point.

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Emploi Bourgogne Franche Comté
L'emploi privé en France au troisième trimestre 2025. La Bourgogne Franche-Comté est à la traîne.

En France, 12 560 emplois permanents ont été détruits au troisième trimestre 2025, après un deuxième trimestre plus favorable. Sur un an, l’emploi privé recule de 0,2 %. Au niveau national, les activités de services résistent davantage. Dans un contexte de ralentissement de l’inflation, le salaire brut moyen progresse et atteint 3 054 €.

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Un recul installé de l’emploi salarié en Bourgogne-Franche-Comté

En Bourgogne-Franche-Comté, les effectifs salariés sont orientés à la baisse depuis mi-2023. Le recul concerne l’ensemble des secteurs, avec une chute plus marquée de l’alternance (-3 % sur un an). Seul le commerce affiche une résistance au troisième trimestre.

L’intérim, traditionnellement variable d’ajustement, poursuit son repli avec 610 postes perdus sur le trimestre. Sur un an, la baisse atteint 1 660 emplois (-5,1 %), un recul plus prononcé qu’au niveau national.

L’industrie, qui représente 24 % de l’emploi salarié régional hors intérim, perd 230 postes au troisième trimestre. Les industries agroalimentaires (+160) et les produits électroniques (+80) créent néanmoins des emplois. À l’inverse, la fabrication de matériel de transport, dont l’automobile, recule de 150 postes, tout comme les industries extractives (-130) et le bois-papier (-100). Sur un an, l’industrie perd 1 230 emplois (-0,8 %), avec une forte baisse de l’alternance (-3,6 %).

La construction, qui regroupe 8 % des effectifs salariés privés régionaux, perd une centaine de postes au troisième trimestre, à un rythme toutefois moins soutenu. Les évolutions sont contrastées selon les départements. Sur un an, 690 emplois ont disparu, principalement dans le second œuvre. Les travaux publics se maintiennent et l’alternance reste stable, tandis que la part des salariés de plus de 55 ans progresse.

Commerce et services : des évolutions contrastées

Le commerce gagne 160 emplois permanents sur le trimestre mais reste en recul sur un an (-550 postes, soit -0,5 %). Le commerce de gros est particulièrement touché, avec 700 emplois perdus.

Après une forte dynamique post-Covid, les services (49 % de l’emploi privé hors intérim) enregistrent une baisse de 810 postes au troisième trimestre, notamment dans les arts et spectacles, l’informatique et la logistique. Sur un an, le secteur perd 2 030 emplois (-0,6 %). L’hôtellerie-restauration et le conseil-ingénierie créent néanmoins des emplois, contrairement aux services administratifs et au transport-logistique.

L’alternance recule dans tous les secteurs, sauf la construction, probablement en raison d’un manque de visibilité sur les dispositifs d’accompagnement.

Au plan territorial, seule la Saône-et-Loire affiche une légère hausse de l’emploi permanent (+0,1 %). Les autres départements reculent, notamment le Jura (-0,7 %) et le Territoire de Belfort (-0,5 %).

Enfin, l’URSSAF relève un taux d’impayés bas et stable (0,8 %), malgré une hausse des procédures collectives, majoritairement des liquidations judiciaires, à un niveau toutefois inférieur à celui d’avant-crise sanitaire.