
Les élèves de la classe défense du lycée Ampère ont levé les couleurs, et la musique des Spahis (unités de l’armée d’Afrique) a retenti au monument aux morts du parc René Nicod.
64 ans après, Michel Brevet, de la Fnaca (Fédération nationale des anciens combattants en Algérie, Maroc et Tunisie) locale, a lu l’ordre du jour de 1962 : “Le cessez-le-feu met fin à sept années de combat, face à un adversaire souvent exalté mais toujours courageux.”
La sous-préfète de Nantua, Karine Garcin-Escobar, a ensuite rappelé le cheminement historique qui a suivi ces mots : “Pendant longtemps, on parlait des évènements d’Algérie. C’est en 1999 qu’une loi reconnut la guerre, puis, en 2012, cette journée du 19 mars a été instituée.”

“La mémoire doit construire l’avenir”
Houriya Bouakkaz, présidente de l’association franco-algérienne d’Oyonnax, est revenue sur l’histoire commune des deux pays : “Ces commémorations sont un espace de recueillement, mais aussi de dialogue, de reconnaissance mutuelle et de transmission.”
Elle a présenté un extrait de la lettre d’Albert Camus à Mohamed El Aziz Kessous, journaliste et militant algérien, lu ensuite par le conseil municipal des enfants : “Vous et moi qui nous ressemblons tant, nous sommes condamnés à vivre ensemble.”


Enfin, avant le dépôt de gerbes par les associations mémorielles et les élus présents, Michel Perraud a prononcé un dernier discours empreint d’émotion : “La mémoire ne doit pas seulement entretenir la douleur, elle doit construire l’avenir. Le conflit au Moyen-Orient donne une résonnance particulière à ce moment. Quand la haute technologique est mise au service de la destruction, c’est la pire face du progrès qui est montrée. On peut se demander si le pire de la guerre n’est pas devant nous?”
“Restons unis à Oyonnax.”




















