
Quel est le rôle de l’AMJ et ses principales missions ?
L’Association des Maires et des Présidents d’intercommunalité du Jura, c’est la représentation des élus au quotidien. C’est l’écoute des élus dans leurs difficultés afin de les aider, soit à faire remonter, soit à les suivre.
L’association assure aussi la désignation des élus dans toutes les commissions, département, État, Association des maires de France, régions, soit un gros travail. Elle joue également un rôle d’interface avec les parlementaires, départementaux, régionaux, voire des ministres. Et en cas d’agression, l’AMJ se porte partie civile.
Les élus sollicitent-ils davantage l’association aujourd’hui, notamment sur le plan juridique ?
Le service juridique est très, très sollicité. Avec 450 questions l’année dernière et déjà 400 cette année, la tendance est nette.
La loi évolue, ce qui entraîne énormément de sollicitations, y compris de la part d’élus expérimentés. C’est un vrai carcan, l’administration : les dossiers administratifs sont de plus en plus lourds et de plus en plus complexes, avec beaucoup de réglementations et de jurisprudences.
Les élections municipales ont-elles un impact négatif sur votre activité et sur les communes ?
Non, je ne pense pas que l’activité diminue, au contraire. Mais on espère toucher les nouveaux élus, car c’est un vrai enjeu de s’informer.
L’objectif est de les accompagner, leur éviter des erreurs et les rassurer. Dans certaines communes, la légitimité des conseils municipaux pourrait être discutée, notamment là où il y avait une seule liste avec une forte abstention. D’où notre augmentation de demande de renseignements ou de conseils.
Quels sont les grands enjeux du nouveau mandat pour les élus locaux ?
L’écologie, tout ce qui est environnemental, avec notamment la rénovation énergétique. Mais aussi le budget : les dotations de l’État stagnent, diminuent et les subventions ne sont pas un puits sans fond. La suppression de la taxe d’habitation a été très compliquée à absorber.
Comment l’AMJ agit-elle face à ces difficultés et aux évolutions législatives ?
On s’adapte, on est assez réactifs. L’association assure une veille informationnelle et fait remonter les problématiques. Comme par exemple : le passage de Zone ruralités revitalisation à France ruralités revitalisation, où énormément de communes sont sorties du système.
Les parlementaires ont été sensibilisés et cela a permis d’obtenir gain de cause, vis-à-vis des communes qui étaient pénalisées.
La fonction de maire est-elle devenue plus difficile aujourd’hui ?
On peut dire que oui. Les administrés attendent beaucoup plus, tandis que les lois tombent sans arrêt.
À cela s’ajoutent des tensions nouvelles : les agressions sont aujourd’hui hyper violentes. Elle rappelle aussi l’importance du travail collectif : “le maire et la secrétaire de mairie forment un vrai binôme et il ne faut pas rester chacun dans son coin.”
























