L’invité de la rédaction. Justin Bouraux, joueur de l’US Oyonnax

Formé à Saint-Claude, aujourd’hui demi d’ouverture à l’US Oyonnax, Justin Bouraux incarne ce lien fort entre le Jura et le club haut-bugiste. À 23 ans, il évoque son parcours, son attachement au territoire, la ferveur de Mathon et les ambitions d’Oyonnax dans une saison où tout reste à jouer.

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Justin Parisot rugby Oyonnax
Justin Bouraux, joueur de l'US Oyonnax Rubgy, le plus jurassien des Aindinois ! Crédit photo : Oyonnax Rugby / 2V Production.

Justin, peux-tu revenir sur ton parcours et ton arrivée à Oyonnax ?

Je suis originaire de Saint-Claude, où j’ai commencé le rugby jusqu’à mes 14-15 ans. Ensuite, grâce à une entente entre les deux clubs, ça a facilité mon arrivée à Oyonnax assez jeune, en 2015. J’ai été formé là-bas et aujourd’hui j’évolue au poste de demi d’ouverture.

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Oyonnax est souvent présenté comme le club “le plus jurassien” hors département. Tu le ressens aussi ?

Oui, clairement. Le Jura est très proche et il y a une vraie base de rugby. Beaucoup de joueurs jurassiens sont sortis à haut niveau, et Oyonnax est logiquement le club le plus proche pour ceux qui ont du potentiel. Aujourd’hui, on est deux de Saint-Claude dans l’effectif, avec Enzo Reybier.

Est-ce une fierté de représenter ce territoire, même en dehors de ses frontières administratives ?

Oui, c’est une fierté personnelle. Quand on joue à domicile, il y a beaucoup de personnes qui viennent de Saint-Claude et du Jura. Avec Enzo, on est observés parce que beaucoup de monde nous connaît depuis tout petits. Je pense qu’ils sont fiers de nous voir évoluer à ce niveau.

Le fait de jouer près de chez toi est aussi un avantage personnel ?

Énormément. Je suis très famille, et être à 30 minutes de chez moi dans un club professionnel, c’est un vrai avantage. Je rentre quasiment tous les week-ends à Saint-Claude, mes parents viennent à tous les matchs. Quand je vois des coéquipiers qui viennent de loin et n’ont pas cette chance, je me dis qu’il faut en profiter.

Ce lien passe aussi par les plus jeunes…

Oui, parce que quand on est enfant, on s’identifie toujours à des joueurs. Localement encore plus. Quand des petits nous connaissent, nous suivent et nous soutiennent, ça fait vraiment plaisir.

Oyonnax est une ville discrète, mais le rugby y est central…

Complètement. Quand on parle d’Oyonnax, on parle d’abord de l’USO. Voir 11 000 personnes au stade dans une ville de 20 000 habitants, c’est une fierté. On sent que la ville vit autour de nous, et ça nous anime énormément.

Sportivement, comment abordez-vous cette deuxième partie de saison ?

On essaie de prendre des points partout. On a un gros effectif, deux équipes de très haut niveau. Peu importe la composition, on sait qu’on peut batailler. On est dans le top 6, mais on espère aller chercher plus haut.

Le prochain match contre Vannes s’annonce déjà comme un temps fort…

C’est un match important, mais on l’aborde comme les autres. La stratégie change, mais la préparation reste la même. Vannes est en confiance, mais on a aussi nos armes. Et jouer devant un Mathon plein, même un jeudi soir, c’est tout ce qu’on demande.