La presse locale payante perd encore six de ses voix

En mars 2026, le groupe Actu a annoncé l’arrêt de l’impression de six journaux locaux. Une décision difficile qui illustre, une fois de plus, les fragilités économiques auxquelles fait face la presse écrite payante.

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La presse locale payante traverse une nouvelle zone de turbulences.

L’année 2026 s’annonçait difficile pour la presse locale payante. Elle le confirme déjà. En ce mois de mars, le groupe Actu, propriétaire également de La Voix du Jura, a annoncé l’arrêt de l’impression de six journaux : L’Eveil de Lisieux, la Croix de l’Aude, la Croix de l’Hérault, la Croix des Pyrénées-Orientales, la Voix du Gers et l’Echo du Tarn. Des titres parfois modestes, mais familiers pour leurs lecteurs, qui racontaient depuis des années la vie de leurs territoires.

Crédit photo : ESJ

La décision a été annoncée le 18 février lors d’un comité social et économique. Les syndicats ont réagi différemment : le SNJ a voté contre l’arrêt des titres, la CFDT pour, tandis qu’Info’com CGT s’est abstenue. Derrière ces positions, une même réalité : fermer un journal n’est jamais une décision légère. Pour les équipes qui les font vivre, comme pour les lecteurs qui y sont attachés, chaque arrêt laisse un vide.

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Ces disparitions rappellent surtout les difficultés profondes que traverse la presse écrite payante. Baisse des ventes, publicité locale fragilisée, bascule des annonces légales vers le numérique : l’équilibre devient de plus en plus fragile. Partout, les éditeurs cherchent des solutions pour continuer à faire vivre une information locale indispensable. Mais chaque fermeture rappelle combien ce combat est devenu fragile.

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Même si nos modèles économiques ne sont pas les mêmes, nous partageons la même conviction : chaque journal qui disparaît est une voix locale qui s’éteint. Notre soutien va aux équipes et aux lecteurs concernés.

Crédit photo : ESJ