Une soirée coorganisée par “Serre Vivante”, le Foyer rural de La Barre et l’association Cœur de Pigeon accueillera le spectacle Le progrès progresse, vendredi 10 avril, une performance théâtrale de Jérôme Rousselet, paysan devenu comédien.
Ancien ouvrier agricole, aujourd’hui comédien, auteur et metteur en scène, il livre ses réflexions, souvent teintées d’humour, sur l’avenir de l’agriculture et de la paysannerie. D’une durée de 45 minutes, le spectacle sera suivi d’un débat avec le public autour de l’avenir du monde rural.
“Depuis tout petit, j’aimais raconter des histoires, en entendre et en voir aussi. Je m’installe à la ferme avec mon frère aîné en janvier 2000. Un mois plus tard, je crée ma compagnie ‘Pakapaze’. Pendant six ans, je vais mener de front les métiers de paysan et de comédien, tout en créant plusieurs spectacles en lien avec le milieu agricole. En 2006, je quitte la ferme pour devenir comédien à temps plein et continuer à inventer et raconter les histoires qui m’inspirent”, confie-t-il. Humour, tendresse et mordant sont aujourd’hui les leitmotivs de ses créations.
Des associations locales mobilisées
À l’origine de cette soirée, plusieurs acteurs du territoire. L’association “Serre Vivante”, implantée à Menotey, se distingue par son engagement en faveur de l’éducation à l’environnement : lutte contre les pollutions, protection de la nature, organisation de sorties, de vide-greniers, de concerts ou encore de fêtes de village.
De son côté, l’association “Cœur de Pigeon”, installée au Petit-Mercey, se veut un lieu de rencontre pour les amateurs de culture et de loisirs, avec pour objectif de promouvoir la culture sous toutes ses formes.
Un spectacle entre fiction et prospective
Dans Le progrès progresse, le public est projeté dans les années 2060. André, ancien paysan de plus de 100 ans, raconte le monde d’avant : celui où les machines faisaient le travail, où la technologie ne cessait de progresser, où l’on avait même imaginé des systèmes pour contraindre certains agriculteurs à régler leurs factures à temps. Un monde en apparence idéal, mais fragilisé par la fin du pétrole, le réchauffement climatique, les pollutions multiples et les crises économiques persistantes.
Si le constat peut sembler sombre, l’humour omniprésent permet d’en atténuer la portée. En poussant à l’extrême les dérives d’une société qui préfère traiter les symptômes plutôt que les causes, le spectacle interroge les mutations à venir : adaptation des cultures face au climat, diminution du nombre d’agriculteurs, réorganisation du travail ou encore disparition des énergies fossiles.
La conclusion se veut toutefois optimiste, mettant en avant la solidarité et l’entraide comme réponses possibles aux défis futurs.



























