
Six ans après son arrivée à la tête du Grand Dole, Jean-Pascal Fichère tire le bilan d’un mandat marqué par plusieurs crises. Élu en pleine pandémie, l’exécutif communautaire a dû poser les bases d’un projet de territoire commun. « Le démarrage était un peu laborieux », reconnaît le président, qui a orienté l’action autour de quatre priorités : économie, attractivité, services à la population et coopération entre communes.
Au cours du mandat, sur le plan économique, la collectivité a poursuivi sa politique d’offre foncière pour maintenir l’attractivité du territoire. La zone d’activités Innovia demeure un point d’appui majeur, avec plusieurs projets d’extension d’entreprises déjà implantées. « On a encore des extensions prévues, comme la Scabois, et d’autres entreprises réfléchissent à agrandir », explique Jean-Pascal Fichère, évoquant aussi les besoins futurs de sociétés déjà présentes.
Autre projet structurant : la création d’une zone économique près de l’aéroport de Dole-Jura, menée avec le Département. « Il y a une vingtaine d’hectares le long de la nationale où l’on souhaite attirer des entreprises liées directement ou indirectement à l’activité de l’aéroport », précise le président. L’objectif est d’anticiper l’arrivée d’activités logistiques ou industrielles et de renforcer l’attractivité du secteur.
Mais la conjoncture internationale freine aujourd’hui les implantations. « On a plutôt trop d’offres que pas assez », constate l’élu, tout en estimant que ces réserves permettront de répondre rapidement à une reprise économique attendue.
Colruyt, un tournant pour l’emploi local
L’annonce du retrait de Colruyt de France constitue toutefois l’événement économique majeur de la fin de mandat. Les bases logistiques de Choisey et Rochefort-sur-Nenon ne seront pas conservées dans le plan de continuité, entraînant la suppression de plus de 600 emplois.
Si la gestion du plan social relève d’abord de l’entreprise, l’agglomération intervient pour accompagner le reclassement des salariés et préparer la suite. Un plan de revitalisation territoriale doit notamment permettre de soutenir la création d’activités nouvelles et d’aider certaines entreprises locales touchées par la perte de ce client important dans l’agglomération.

























