Dole. Le théâtre descend dans la ville lors du temps fort des Scènes du Jura

Du 3 au 7 mars, Les Scènes du Jura déploient à Dole et dans le Grand Dole la cinquième édition de leur temps fort participatif Y mettre du sien !. Spectacles, performances et projets citoyens invitent habitants et artistes à célébrer ce qui fait nos différences… et notre commun.

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semaine culturelle Dole
Le temps fort des Scènes du Jura se prépare. Lors de la conférence de presse, des jeunes ayant participé à l’une des représentations en ont profité pour s’exprimer.

Du théâtre aux rues du centre-ville, des musées aux communes voisines, la programmation investit tout le territoire. Pour cette nouvelle édition, Les Scènes du Jura placent la notion de « singularités plurielles » au cœur de l’événement : comprendre ce qui constitue chacun tout en construisant du collectif.

« On ne sait pas toujours où ces projets vont nous mener », explique Cédric Fassenet, directeur des Scènes du Jura, lors de la présentation de la programmation. « On découvre en même temps que les artistes et les participants. Ce qui nous anime, c’est la rencontre. » Une philosophie qui irrigue toute la semaine.

Un théâtre qui sort de ses murs

Le coup d’envoi sera donné le 3 mars au Théâtre de Dole, transformé pour l’occasion. Photos, installations et éléments issus des projets investissent les lieux avant la représentation de Nos mondes intérieurs, création participative de la compagnie Anomalie, avec les structures du DAME le Bonlieu et du Groupe d’Entraide Mutuelle. Sur scène, des acteurs amateurs issus de structures sociales locales donnent corps à leurs paysages intimes dans une performance mêlant cinéma, documentaire et spectacle vivant.

La semaine enchaîne ensuite danse, cinéma, performances et fêtes collectives : Le grand bal de la compagnie Dyptik à La Commanderie, la projection de Dans la peau de John Malkovich, la performance musicale Vox, ou encore la Dragorama Party au musée des Beaux-Arts. Autant de propositions qui invitent le public à devenir acteur plutôt que simple spectateur.

Quand les habitants deviennent créateurs

Le projet s’appuie aussi sur plusieurs actions participatives. Depuis fin février, la « chasse aux trésors » des Balades sensibles dissémine dans l’agglomération des portraits d’habitants souvent invisibles dans l’espace public. Les passants sont invités à les retrouver et à s’y associer par le biais de selfies exposés ensuite au musée.

Autre temps fort attendu : la parade des cent démons, le 7 mars, procession carnavalesque et chorégraphiée reliant le Marché couvert au Théâtre. Habitants, danseurs amateurs et artistes déambuleront ensemble dans une fête cathartique où chacun peut « apprivoiser ses démons » dans une explosion de costumes et de musique.

Pour Cédric Fassenet, cette édition reflète le rôle du théâtre aujourd’hui : « un espace commun où l’on partage ce qui nous fait rêver et ce qui nous rassemble ». Une ambition rendue possible par la mobilisation d’une trentaine de partenaires locaux, associations sociales, institutions culturelles et habitants engagés dans la construction de l’événement.

La semaine s’achèvera par un concert augmenté suivi d’une fête de clôture, ultime invitation à « y mettre du sien » : participer, rencontrer, partager. Une respiration collective dans la saison culturelle, où le spectacle devient avant tout une aventure humaine.