
Dominique Revoy conduira la liste Lutte ouvrière lors des prochaines élections municipales à Dole. Enseignante de profession, elle a déjà été candidate lors de scrutins précédents et entend poursuivre le travail militant engagé localement. Elle conduit une liste baptisée « le camp des travailleurs », composée selon elle de personnes issues de milieux professionnels divers.
La candidate explique vouloir s’adresser prioritairement « aux ouvriers, aux chômeurs, aux retraités, à ceux qui sont en bas de l’échelle ». Dans un contexte marqué par plusieurs restructurations et défaillances d’entreprises, comme Colruyt sur le territoire dolois, elle insiste sur leurs conséquences sociales : « C’est un vrai drame quand on perd son emploi et on sait qu’on n’en retrouvera pas. »
Selon elle, ces situations touchent non seulement les salariés concernés mais aussi l’économie locale dans son ensemble, avec des répercussions sur les commerces et l’emploi indirect.
Mettre en avant la situation sociale
Dominique Revoy souhaite orienter la campagne vers ces enjeux plutôt que vers les thèmes municipaux plus classiques. « Je ne veux pas discuter des réverbères, des caméras de sécurité ou des chiens écrasés », affirme-t-elle, estimant que « l’actualité, elle nous rattrape » avec la montée des difficultés économiques.
Elle reconnaît toutefois que les décisions de groupes internationaux dépassent largement les compétences d’une municipalité. Pour autant, la présence d’élus pourrait selon elle permettre de relayer certaines préoccupations. « Ça peut être à la fois un porte-voix qui remonte et qui fait porte-voix pour les injustices, pour les combats, qui sert de caisse de résonance », explique-t-elle.
La candidate estime aussi que nombre d’habitants éprouvent un sentiment d’impuissance face à la situation sociale actuelle : « Le dégoût il est là, la révolte elle est là. Mais chacun la garde au fond de soi-même parce que la vie est trop dure. »
Pouvoir d’achat et services publics au cœur du programme
Les propositions portées par la liste reprennent des revendications nationales de Lutte ouvrière. Dominique Revoy plaide notamment pour une revalorisation des revenus face à la hausse des prix du quotidien, estimant qu’« il faudrait indexer les salaires sur les prix ».
Elle évoque également les difficultés liées au logement et aux services publics, citant la nécessité de rénover certains ensembles d’habitation et de maintenir des services de proximité. Selon elle, l’argent public devrait prioritairement « servir à ce qui est utile à la population ».
Jacques Maréchal, ancien instituteur aujourd’hui retraité, figure en deuxième position sur la liste. Sans faire de la conquête de la mairie un objectif central, Dominique Revoy affirme vouloir surtout permettre à ces préoccupations sociales d’exister dans le débat municipal et « redonner le moral aux travailleurs » dans un contexte qu’elle juge préoccupant.

























