Jura. « Comté sur nous pour construire l’avenir ! »

Les trois fédérations des constructeurs de Bourgogne/Franche-Comté se sont unies pour présenter leurs vœux. Leurs représentants réclament des actes du gouvernement et des élus pour les aider à faire face à la crise de la construction neuve.

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Une meule de comté, gravée 2025 par la Fromagerie Benoit, a été partagée avec les invités, symbole des savoir-faire et de l’unité des trois fédérations.

C’est devant une belle assemblée que les « représentants de l’acte de construire » se sont succédé, afin de partager leurs vœux pour 2025, à La Maison du comté de Poligny, un lieu chargé de caractère.

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Un schéma régional des carrières en cours

Avec tout d’abord Vincent Larrochette, président de l’Unicem Bourgogne/Franche-Comté (Union nationale des industries de carrières et matériaux de construction). « Il y a 300 carrières en activité dans la région. L’accès à cette ressource minérale est rendu sans cesse plus difficile par la réglementation. »

Le SRC (Schéma régional des carrières) devrait voir le jour cette année « pour aider et non pas contraindre le renouvellement des carrières. Certes une carrière modifie le paysage, mais elle peut recréer des milieux naturels d’exception ». Il reste à l’Unicem BFC à travailler avec l’Etat pour « parfaire » ce SRC. « Le but est d’avoir un outil efficace d’aménagement du territoire. »

Vincent Larrochette a également parlé du béton prêt à l’emploi. « Il est vertueux car produit localement. Il doit relever le défi majeur de sa décarbonation dès à présent. » La région compte une centaine d’unités de production de béton.

Un rôle à jouer dans les mutations

Le président a terminé son intervention avec les 400 points de service locaux où s’approvisionner en matériaux de construction. Il est inquiet si ce nombre doit diminuer. « La filière minérale a un rôle à jouer dans les mutations en cours. »

Corinne Deseille, présidente de la FFB BFC (Fédération française du bâtiment), a enchaîné. La région représente 7,3 % du chiffre d’affaires du bâtiment, estimé à 215 millions d’euros. « Fin novembre, nous enregistrions 22,7 % de repli dans la construction neuve et + 1,5 % dans la rénovation. 2025 sera l’année de tous les risques. »

La représentante s’est émue de l’instabilité politique. Mais « les périodes de crise font aussi émerger de nouveaux besoins et de nouvelles pratiques ». Elle a achevé son discours en demandant « un véritable temps politique en 2025 consacré au logement. Nous voulons des décisions plus corsées ! »

La conclusion revenait à Vincent Martin, président de la FRTP BFC (Fédération régionale des travaux publics). « L’année 2024 a été chargée sur le plan émotionnel. Nos entreprises régionales restent optimistes. Nous nous sommes tous adaptés et nous continuerons de former les talents de demain. »

Lui aussi a interpellé les élus car l’attractivité des territoires repose sur leurs projets. « Le vote du budget sera un indicateur des parlementaires à travailler ensemble pour le pays. L’Etat doit convaincre avec des projets ambitieux. »