
Présentés par Christian Lagalice, président de la communauté de communes et maire d’Annoire, ces dossiers structurants visent à renforcer l’attractivité du territoire, tant sur le plan économique que touristique, tout en s’inscrivant dans une logique de maîtrise foncière et de développement raisonné.
Une zone d’activités intercommunale pensée sur le long terme
Implantée à Chaussin, à proximité du rond-point de la locomotive et dans le prolongement de la zone d’activités existante, la future zone économique se veut stratégique. « On est sur un secteur qui fait sens », a résumé Christian Lagalice.
La communauté de communes prévoit l’acquisition du terrain pour 30 000 euros. Un montant en deçà d’offres privées récentes, obtenu après des discussions engagées de longue date avec les propriétaires. L’enjeu était clair : préserver une vocation économique collective plutôt qu’une urbanisation diffuse. Le site présente également l’avantage d’être immédiatement desservi par l’ensemble des réseaux, limitant ainsi les coûts de viabilisation à venir.
Autre atout non négligeable : la présence d’un transformateur électrique à proximité immédiate. Un élément clé pour de futurs projets de production d’énergie photovoltaïque, régulièrement sollicités par des entreprises déjà implantées ou en recherche de foncier.
Si l’intercommunalité devra assumer les coûts de viabilisation, les élus misent sur un remplissage relativement rapide du site. Une entreprise du secteur du bâtiment s’est d’ores et déjà positionnée pour acquérir plusieurs lots, renforçant la crédibilité économique du projet.
À Pleure, un aménagement global autour de la voie verte
Un deuxième projet a été évoqué en séance. Il s’agit d’un projet d’aménagement porté par la commune de Pleure autour de la voie verte de la Bresse jurassienne. À cet endroit, la continuité de l’itinéraire cyclable pose question, notamment en raison du changement d’intercommunalité. Une enveloppe de 20 000 euros est prévue pour assurer la jonction, financée à parts égales par la communauté de communes et le Département du Jura.
Mais le projet va bien au-delà. La commune a engagé une réflexion globale sur l’aménagement des abords de ses équipements publics : salle des fêtes, cantine scolaire et espaces fréquentés par les transports scolaires. Sécurisation des circulations, création de stationnements adaptés, végétalisation d’un espace très minéralisé, mais aussi installation d’une aire de pique-nique et d’un accueil pour camping-cars figurent au programme.
Si la récente absence de notification de la DETR constitue un point de tension, Christian Lagalice a assuré que le dossier serait immédiatement redéposé et défendu auprès des services de l’État. Le coût total du projet est estimé à 185 000 €.
























