
“On sent une bonne dynamique des commerçants. C’est plutôt bien”, souligne le président de l’Union commerciale de Champagnole, Stéphane Leng.
L’année écoulée reste globalement positive. Mais tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne. L’habillement souffre davantage. Le commerce en ligne et la grande distribution pèsent lourd. “C’est là où c’est le plus compliqué”, reconnaît le commerçant.
Le cœur de ville demeure la priorité. Il concentre l’image et l’attractivité de Champagnole. Quelques cellules vacantes interrogent. Rien d’alarmant, mais un signal à ne pas ignorer. “Le centre-ville n’est pas en difficulté. Il pourrait le devenir si on ne met rien en place”, insiste le président.
L’union commerciale mise sur ses locomotives. Des commerces de bouche qualitatifs. Des indépendants passionnés. Pas de chaînes standardisées. Cette singularité fait la différence. “On n’a pas à rougir à Champagnole. On est plutôt bien”, affirme-t-il.
La complémentarité avec la zone commerciale est revendiquée. Le centre-ville attire pour l’expérience. La périphérie pour l’accessibilité et le stationnement. “C’est vraiment un complément, pour ceux qui viennent de plus loin”, résume Stéphane Leng.
Trois axes pour 2026
L’association structure son action autour de trois piliers. D’abord, les animations. Fête des mères, Pâques, braderie d’été, Noël. Et peut-être demain un marché de Noël élargi, sur plusieurs jours. Un projet encore à l’étude. “C’est notre défi. On verra si on a les moyens humains et financiers”, précise le président.
Deuxième axe : la communication. Nouveau site internet. Réseaux sociaux dynamisés. Charte graphique modernisée. Une community manager publie chaque semaine. “On a un beau progrès au niveau de la communication. Ça commence à payer”, observe Stéphane Leng.
Troisième pilier : le partenariat avec les institutions. Les échanges avec la mairie et la communauté de communes se multiplient. L’intercommunalité souhaite une vision plus large. L’union, elle, tient à son ancrage champagnolais, tout en restant ouverte sur certains dispositifs communs.
Stationnement et attractivité
Le débat sur le stationnement reste sensible. L’association plaide pour une zone bleue permanente en centre-ville pour favoriser la rotation. “Ce n’est pas 24 heures qu’on souhaiterait. C’est une heure ou deux”, explique Stéphane Leng. Trop de voitures ventouses freinent, selon lui, la fréquentation.
D’autres pistes sont évoquées. Mieux signaler les parkings existants. Valoriser les accès périphériques. Agir sur le coût des loyers commerciaux. “Il faut qu’on reste prudents”, martèle le président. Prudence, mais détermination.
Preuve d’un élan renouvelé, le conseil d’administration s’étoffe. Deux nouveaux membres rejoignent l’équipe. L’union commerciale avance avec lucidité et l’ambition de préserver un centre-ville vivant, attractif et singulier.























