
À l’approche du renouvellement municipal, Michel Mourlevat avance avec prudence mais détermination. Le président de Haut-Bugey Agglomération (HBA) rappelle sa ligne directrice : « La force d’une agglomération, c’est avant tout la vitalité de ses communes. » L’intercommunalité doit intervenir là où les communes seules ne le peuvent pas, sans jamais rompre le lien de proximité avec les habitants.
Premier dossier sensible : l’eau et l’assainissement. Un contentieux européen impose des investissements massifs. Environ 5 millions d’euros seront engagés à court terme sur le plateau, et jusqu’à 150 millions d’euros à l’échelle du territoire. « L’eau paye l’eau », assume Michel Mourlevat, tout en défendant des tarifs qu’il juge comparables à ceux des territoires voisins. La création d’une régie publique doit améliorer la gestion et permettre la mensualisation des factures dès 2026. « On n’a jamais coupé l’eau. On ne le fera pas. »
Sur le plan économique, le tableau est contrasté. Certaines entreprises souffrent, d’autres résistent. Le manque de foncier freine toutefois l’accueil de nouvelles activités. L’agglomération mise sur la formation avec l’école de production dédiée à l’usinage. « La mayonnaise a pris », se réjouit le président, évoquant des jeunes remis sur les rails et des industriels fortement impliqués.
La santé constitue un autre axe fort. HBA a soutenu la création d’un centre de santé à Nantua et participé au financement d’équipements hospitaliers. « L’État est à la rue sur toutes les questions de santé », tranche l’élu, plaidant pour des choix budgétaires plus efficaces.
Dans un contexte financier tendu, marqué par des efforts d’économies et des contributions à l’État, l’exécutif entend maintenir l’investissement. « 2026 sera une année compliquée, mais on va continuer à avancer avec les communes et les acteurs économiques. »






















