Saint-Claude. Après sa relaxe, Jean-Louis Millet évoque une « libération »

Relaxé par le tribunal correctionnel de Lons-le-Saunier dans l’affaire qui l’opposait à une médecin de l’hôpital, le maire de Saint-Claude, Jean-Louis Millet, dit ressentir une « libération » après « six ans et demi » de procédure qu’il décrit comme un acharnement.

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Jean-Louis Millet
Jean-Louis Millet a été relaxé par la justice, ce mardi 20 janvier.

« C’est la fin d’un cauchemar qui m’est imposé depuis six ans et demi par la plaignante », réagit d’emblée Jean-Louis Millet, quelques minutes après sa relaxe pour harcèlement moral par le tribunal correctionnel de Lons-le-Saunier. Le maire de Saint-Claude estime avoir été « victime d’un acharnement » et dénonce, selon lui, une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.

S’il assure que cette affaire n’a pas affecté son mandat sur le fond, il reconnaît avoir perdu « beaucoup de temps » à se défendre au détriment de ses dossiers municipaux. À ses yeux, la procédure visait autant « l’homme que la fonction ».

Pour l’édile, cette décision de justice dépasse sa seule personne : « C’est la victoire des défenseurs de l’hôpital, la victoire de tous les Haut-Jurassiens » face à ceux qui, selon lui, étaient favorables à la fermeture de certains services. Il cite notamment la disparition de la pédiatrie, de la chirurgie et surtout de la maternité, rappelant que « 14 mamans ont accouché au bord de la route » faute d’accès rapide à une structure.

Il se dit soulagé, mais aussi préoccupé par l’engorgement de la justice, qu’il juge « asphyxiée » par ce type de dossiers alors qu’elle traite des affaires « graves et importantes ».

Une libération morale et physique

Au-delà du plan judiciaire, Jean-Louis Millet confie que l’affaire a eu des conséquences personnelles lourdes. Il évoque le stress accumulé, qu’il relie à son opération du cœur en 2021 : « Une affaire comme ça peut vous conduire au cimetière », lâche-t-il, sans détour.

Aujourd’hui, il dit « savourer » la décision du tribunal et y voit une forme de réparation. La fin de son mandat approchant, il parle d’une « libération intellectuelle, morale et physique » qui lui permet d’avancer plus sereinement.

Concernant l’avenir de la maternité de Saint-Claude, Jean-Louis Millet se montre plus réservé. Il rappelle que la décision finale relève de l’ARS et du ministère de la Santé, et qu’elle échappe donc en grande partie aux élus locaux. Il précise toutefois que la relaxe n’aura pas d’incidence sur son engagement : quelle que soit l’issue judiciaire, il affirme avoir toujours eu l’intention de poursuivre son combat pour le maintien et la réouverture de certains services hospitaliers.