« C’est la fin d’un cauchemar qui m’est imposé depuis six ans et demi par la plaignante », réagit d’emblée Jean-Louis Millet, quelques minutes après sa relaxe pour harcèlement moral par le tribunal correctionnel de Lons-le-Saunier. Le maire de Saint-Claude estime avoir été « victime d’un acharnement » et dénonce, selon lui, une instrumentalisation de la justice à des fins politiques.
S’il assure que cette affaire n’a pas affecté son mandat sur le fond, il reconnaît avoir perdu « beaucoup de temps » à se défendre au détriment de ses dossiers municipaux. À ses yeux, la procédure visait autant « l’homme que la fonction ».
Pour l’édile, cette décision de justice dépasse sa seule personne : « C’est la victoire des défenseurs de l’hôpital, la victoire de tous les Haut-Jurassiens » face à ceux qui, selon lui, étaient favorables à la fermeture de certains services. Il cite notamment la disparition de la pédiatrie, de la chirurgie et surtout de la maternité, rappelant que « 14 mamans ont accouché au bord de la route » faute d’accès rapide à une structure.
Il se dit soulagé, mais aussi préoccupé par l’engorgement de la justice, qu’il juge « asphyxiée » par ce type de dossiers alors qu’elle traite des affaires « graves et importantes ».
Une libération morale et physique
Au-delà du plan judiciaire, Jean-Louis Millet confie que l’affaire a eu des conséquences personnelles lourdes. Il évoque le stress accumulé, qu’il relie à son opération du cœur en 2021 : « Une affaire comme ça peut vous conduire au cimetière », lâche-t-il, sans détour.
Aujourd’hui, il dit « savourer » la décision du tribunal et y voit une forme de réparation. La fin de son mandat approchant, il parle d’une « libération intellectuelle, morale et physique » qui lui permet d’avancer plus sereinement.

























