
Le week-end de la Percée approche. Le gris de janvier, les trottoirs humides, les manteaux serrés jusqu’au cou. Et puis, soudain, une parenthèse de jaune au milieu de l’hiver : la Percée du vin jaune revient à Lons-le-Saunier. Après une année de pause, la ville s’apprête à changer de tempo. On sent déjà que quelque chose se prépare, comme une effervescence qui couve sous la brume.
On pourrait croire qu’il ne s’agit que d’une fête de plus. Mais quand la Percée s’installe, tout bascule légèrement. Les rues prennent une autre voix, les places s’animent, les caves s’ouvrent, et les verres tintent comme un rappel : ici, le vin est une affaire de temps et de mémoire.
On vient pour goûter un millésime, on reste pour l’ambiance. Le 2019 se dévoile, fruit de six ans et trois mois d’attente. Dans ce monde pressé, la Percée nous invite à ralentir, à trinquer, à partager. Et Lons-le-Saunier, le temps d’un week-end, retrouve ce qu’elle sait faire de mieux : rassembler.
























