Accueilli par plusieurs maires et entouré de proches soutiens politiques, le député a d’abord rendu hommage à ses figures tutélaires, notamment l’ancien sénateur Jean-Paul Hémorine et Olivier Dassault, avant de saluer les « gens de terrain » qu’il estime trop peu présents à l’Assemblée nationale. Selon lui, l’hémicycle manque d’entrepreneurs et d’agriculteurs capables de comprendre concrètement les réalités du quotidien. Il a même annoncé vouloir proposer une loi imposant une expérience dans le privé à tout candidat au mandat parlementaire.
Sur le fond, Éric Michoux s’est montré particulièrement virulent contre « l’inflation normative ». Citant les diagnostics de performance énergétique (DPE), il a dénoncé des règles pensées par des « technocrates » qui, selon lui, menaceraient le bâti ancien et aggraveraient la crise du logement. Il a multiplié les exemples, des arcades de Louhans aux immeubles haussmanniens parisiens, pour illustrer ce qu’il considère comme des aberrations.
Une charge contre l’écologie et les normes
Le député a ensuite élargi sa critique à la politique écologique. Il a fustigé les énergies renouvelables intermittentes, le coût des raccordements et la dépendance à des équipements fabriqués en Chine. Sur l’automobile, il a défendu le maintien des moteurs thermiques et des carburants de synthèse, estimant que la transition électrique « saccage » l’industrie française pour un impact climatique qu’il juge marginal. Le Mercosur, a-t-il ajouté, serait « une mauvaise chose » pour l’agriculture comme pour l’industrie.
Éric Michoux a aussi alerté sur la perte de souveraineté alimentaire, évoquant longuement — et de manière très critique — les importations de poulets ukrainiens. Il a exprimé son « respect et son admiration » pour les agriculteurs, qu’il estime pris dans un carcan réglementaire.
Présence parlementaire et initiatives locales
Dans un registre plus institutionnel, le député a revendiqué une forte assiduité à l’Assemblée et regretté l’absence de majorité claire, source selon lui d’instabilité gouvernementale. Il a détaillé plusieurs initiatives : une proposition de loi sur les « mariages blancs », une autre visant à protéger les logements d’urgence, et un futur texte sur les filets anti-drones pour lutter contre les livraisons illégales en prison.
Enfin, il a évoqué des projets plus locaux, notamment une future « Journée de la Bresse » à l’Assemblée nationale pour valoriser les produits du territoire, dont les célèbres poulets de Bresse.






















