Lundi 12 janvier, Dominique Bonnet accueillait Mathieu Lefèvre, ministre délégué auprès de la ministre de la Transition écologique, chargé de la Biodiversité et des Négociations internationales sur le climat et la nature. Sa visite était consacrée au futur réseau de chaleur de la ville, un projet structurant soutenu par le Fonds Chaleur de l’ADEME.
Doté de plus de 3,5 millions d’euros de subventions, soit près d’un tiers de l’investissement global de 11 millions d’euros, le réseau était présenté au ministre en présence du préfet du Jura, Pierre-Édouard Colliex, du sous-préfet de Dole Hugues Alladio, de la députée Danielle Brulebois et de représentants de l’ADEME et d’ENGIE Solutions. Les installations entreront en service au printemps 2026.

Un réseau de chaleur innovant et local
Conçu, réalisé et exploité par ENGIE Solutions pour une durée de vingt ans, le réseau s’étendra sur 5,1 kilomètres. Il reposera à 96 % sur des énergies renouvelables et de récupération locales et alimentera 41 sous-stations, fournissant l’équivalent de 1 000 logements ainsi que de nombreux équipements publics, scolaires, médico-sociaux et bâtiments privés.
Le projet repose sur la création d’une chaufferie biomasse, véritable pilier du futur réseau de chaleur. Celle-ci sera dotée d’une chaudière bois de 2,7 MW, alimentée exclusivement par des plaquettes forestières locales, permettant de valoriser les importantes ressources sylvicoles du territoire.
Une chaudière gaz d’appoint et de secours viendra compléter l’installation afin de garantir la continuité du service, tandis qu’un système de traitement des fumées assurera une maîtrise rigoureuse des émissions atmosphériques. Le dispositif sera par ailleurs renforcé par la récupération de la chaleur fatale de la fromagerie Juraflore, via une pompe à chaleur de 500 kW, qui contribuera à hauteur de 8 % au mix énergétique du réseau.
Présent lors de la présentation du projet, le député Mathieu Lefèvre a insisté sur la nécessité d’une cohérence entre ambitions locales et décisions nationales : « L’écologie sur tous les territoires, ça marche surtout quand tous les acteurs sont alignés, depuis le maire jusqu’aux parlementaires qui votent le budget de la nation. On a surtout besoin d’un budget pour continuer les investissements écologiques. La transition écologique n’est absolument pas le laisser-pour-compte du projet de budget : les crédits sont stables dans une période de forte contrainte budgétaire. »
À terme, cette infrastructure permettra d’éviter l’émission de plus de 2 300 tonnes de CO₂ par an, tout en ancrant durablement Poligny dans une trajectoire énergétique plus sobre, locale et résiliente.























