À l’heure où les contraintes de la compétition classique freinent certains pratiquants, le volley loisir apparaît comme une alternative de plus en plus attractive. Un constat partagé par Bryan Guquer, chargé de mission à la Ligue de volley de Bourgogne–Franche-Comté, qui observe une évolution nette des attentes. « On se rend compte qu’il y a de plus en plus de personnes qui veulent pratiquer sans l’aspect compétition, sans jouer le week-end, sans contraintes récurrentes », explique-t-il.
C’est dans cette logique qu’a été développé le dispositif fédéral Compet’Libre, un format pensé pour offrir du temps de jeu tout en conservant une dimension de rencontre entre équipes.
Mis en place pour la deuxième année consécutive dans le Jura, le tournoi Compet’Libre s’appuie sur des clubs supports, dont l’ALL Lons Volley. « L’objectif premier, ce n’est pas de récompenser la meilleure équipe, mais que les gens jouent un maximum », souligne Bryan Guquer. Organisés en soirée, ces tournois privilégient des formules dynamiques afin d’éviter les temps morts et de garantir à chacun une vraie expérience de jeu.
Une pratique sans contraintes, mais avec du jeu
Cette philosophie trouve un écho particulier à Lons-le-Saunier, où la section loisir du club affiche des effectifs en constante progression. Présidée par Olivier Berne, l’Amicale Laïque Lédonienne Volley a structuré son pôle loisir autour de deux entités : une pratique loisir compétitive, engagée dans les championnats départementaux Ufolep en semaine, et une section loisirs « purs », destinée aux débutants ou à ceux qui souhaitent simplement apprendre et progresser sans pression. « On joue en semaine, jamais le week-end. C’est ce que recherchent beaucoup de gens », précise le président.
Les entraînements du mercredi, créés il y a trois ans, répondent à une demande forte. Ateliers techniques, temps de jeu et accompagnement encadré permettent à des novices de découvrir le volley dans un cadre rassurant. Le succès est tel que le club a récemment dû clôturer les inscriptions sur ce créneau.
Intégration, convivialité et passerelles vers la compétition
Au-delà des chiffres, c’est l’état d’esprit qui fait la différence. « On a une vraie politique d’intégration », insiste Olivier Berne. Certains joueurs débutants ont ainsi pu, au fil du temps, rejoindre la section compétition. Une passerelle assumée, mais jamais imposée. La convivialité reste le socle du projet, avec des moments partagés après les matchs et une ambiance revendiquée comme un marqueur fort du club. « L’esprit convivialité prime. Après les matchs, il y a toujours un moment partagé », insiste le président. Une philosophie que résume Bryan Guquer, côté ligue : « Le plus important, c’est que les gens viennent, jouent un maximum et repartent avec l’envie de revenir. »

























