Dans un marché du travail de plus en plus instable, la formation professionnelle n’est plus un simple dispositif d’accompagnement. Elle devient un pilier de la politique de l’emploi, chargé d’anticiper les évolutions des métiers et de soutenir l’adaptation des actifs tout au long de leur vie professionnelle.
Un système structuré autour d’outils clés
Le système s’est progressivement structuré autour de plusieurs outils clés : le Compte personnel de formation (CPF), le Conseil en évolution professionnelle (CEP) et les formations certifiantes inscrites au RNCP ou au Répertoire spécifique. Cette architecture vise à rendre les parcours plus lisibles et à garantir que les compétences acquises soient réellement valorisables sur le marché du travail. Parallèlement, de nouveaux indicateurs d’impact et de suivi sont expérimentés pour mesurer la performance des formations et orienter les financements publics vers les dispositifs les plus efficaces.
Pour 2025-2026, l’enjeu est double. Il s’agit d’une part de maîtriser la dépense publique, et d’autre part d’améliorer la qualité des formations. Celle-ci repose désormais sur des critères de certification, d’évaluation des résultats et d’insertion professionnelle. L’objectif est d’éviter l’éparpillement des financements et de concentrer l’effort sur les secteurs en tension. On y retrouve le numérique, la santé, l’industrie ou les métiers de la transition écologique, qui concentrent l’essentiel des besoins de recrutement.
Cette évolution traduit un changement de philosophie. La formation n’est plus pensée comme une réponse ponctuelle au chômage, mais comme un investissement structurel dans la compétitivité de l’économie et la sécurisation des parcours professionnels.
Des parcours personnalisés pour plus d’efficacité
L’avenir de la formation s’oriente vers une personnalisation accrue. Les parcours doivent mieux tenir compte des profils, des compétences initiales et des projets professionnels. La formation en situation de travail, l’alternance et les dispositifs hybrides mêlant théorie et pratique sont appelés à se développer pour renforcer l’efficacité des apprentissages et rapprocher davantage les formations des réalités de terrain.
La réussite de cette transformation repose enfin sur une coopération étroite entre l’État, les Régions, les partenaires sociaux, les entreprises et les organismes de formation. C’est à cette condition que la formation professionnelle pourra pleinement jouer son rôle de moteur. Il aiderait à l’employabilité, de la compétitivité et de l’adaptation aux mutations du marché du travail dans les années à venir.























