À partir de janvier 2026, les petites entreprises de moins de 250 salariés pourront bénéficier d’une aide allant jusqu’à 5 000 € pour la première année d’un contrat d’apprentissage. Pour les apprentis en situation de handicap, cette aide pourra atteindre 6 000 €. L’objectif est de concentrer les ressources publiques sur les structures les plus fragiles et les publics prioritaires, tout en favorisant l’inclusion.
Ces changements obligent les Centres de formation d’apprentis (CFA) à repenser leur modèle économique. Les établissements doivent désormais investir dans l’ingénierie pédagogique, le suivi des apprentis et le développement de partenariats solides avec les entreprises.
L’objectif est de proposer des parcours attractifs et efficaces, capables de préparer les jeunes aux besoins réels du marché du travail. Parallèlement, l’impact attendu est multiple. Il devrait y avoir une meilleure insertion professionnelle des jeunes, réduction des écarts entre filières et territoires, et renforcement de l’attractivité des métiers en tension.
Un financement repensé et plus ciblé
Depuis juillet 2025, les financements des CFA sont calculés au prorata de la durée réelle des contrats, plutôt que de manière forfaitaire. Cette réforme évite les effets d’aubaine et reflète mieux le coût réel des formations. Certaines entreprises participent aussi financièrement pour les diplômes supérieurs. L’État, lui, maintient un fort soutien pour les niveaux infra-bac et les publics éloignés de l’emploi.
Les barèmes ont été ajustés pour tenir compte des différences de coûts entre filières, et les CFA doivent justifier la qualité de leurs parcours. Ces mesures visent à responsabiliser l’ensemble des acteurs (jeunes, entreprises et établissements). Et cela devrait garantir que l’argent public finance des formations réellement utiles et certifiantes.
Les CFA sont désormais incités à développer des projets innovants, à intégrer les nouvelles technologies et à nouer des collaborations durables avec les entreprises locales et régionales. Avec ces réformes, l’apprentissage entre dans une phase de maturité. On parle ici de croissance plus maîtrisée, parcours plus qualitatifs et meilleure correspondance entre formation et emploi. L’objectif est de sécuriser les jeunes et renforcer la compétitivité des entreprises.























