À l’issue d’une réunion organisée le 17 décembre à la préfecture, le secrétaire général, sous-préfet de l’arrondissement, a demandé au maire de Montfleur d’assurer la continuité administrative de la commune jusqu’à la fin de son mandat.
Le maire a accepté cette responsabilité à titre provisoire, dans un cadre strictement défini par les services de l’État. Il ne s’agit plus de gouvernance politique, mais d’une gestion limitée aux affaires courantes : suivi administratif, actes indispensables et décisions urgentes. Pour les démarches habituelles, les habitants sont invités à se rapprocher de la secrétaire de mairie. Le maire n’interviendra que si la situation l’exige impérativement.
Un climat de tensions qui ne faiblit pas
L’annonce de cette organisation transitoire n’a pas permis de rétablir le calme. Selon les élus, les oppositions locales et leurs sympathisants poursuivent leurs actions de déstabilisation. La deuxième adjointe aurait récemment été la cible d’une agression verbale particulièrement violente. De son côté, le maire affirme avoir reçu un message vocal contenant des propos diffamatoires, insultants et menaçants.
Ces faits s’inscrivent dans un contexte déjà lourd, marqué depuis plusieurs mois par des pressions répétées, des menaces et des actes de harcèlement dénoncés par l’équipe municipale.
Rumeurs et fausses informations en circulation
Au-delà des agressions verbales, les élus dénoncent la diffusion persistante de rumeurs auprès d’une partie de la population et dans les communes voisines. Parmi les informations jugées mensongères figurent notamment des accusations selon lesquelles certains véhicules incendiés l’auraient été volontairement par leurs propriétaires, ou encore que des travaux liés à la sécurité incendie n’auraient pas été réalisés en raison de prétendus impayés fonciers de la commune.
Les élus réfutent catégoriquement ces affirmations, qu’ils qualifient de « totalement inexactes », allant jusqu’à mettre en cause, de manière indirecte et infondée, des institutions extérieures comme le diocèse.
Démissions réitérées et appel à une mise sous tutelle
Face à la persistance de ces tensions et aux inquiétudes croissantes pour leur sécurité, le maire et ses deux adjoints ont décidé de réitérer officiellement leur démission. Celle-ci sera transmise dans les prochains jours par lettre recommandée au préfet du Jura, conformément à la législation, afin qu’elle soit effective avant les élections municipales de mars 2026.
Soucieux de l’avenir de Montfleur, les élus estiment que leur décision constitue un acte de responsabilité. Ils réaffirment que, selon eux, la seule issue durable pour la commune serait une mise sous tutelle par la Préfecture du Jura, accompagnée d’un rapprochement rapide avec une commune voisine. Sans cette solution, ils redoutent une paralysie durable de la vie communale et une dégradation irréversible du fonctionnement du village.
Dans l’attente des décisions de l’État, Montfleur reste ainsi suspendue à une transition fragile, dans un climat où la sérénité démocratique demeure plus que jamais menacée.























