Rugby. « Si on est qualifié, on doit jouer la montée » : l’US Oyonnax et son président Dougal Bendjaballah affichent leurs ambitions

À l’aube des sept dernières journées de Pro D2, le président de l’US Oyonnax, Dougal Bendjaballah, a fixé le cap : unité, efficacité et ambition. Sans s’enflammer, le club entend jouer pleinement sa chance dans la course à la qualification… et plus si affinités.

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Dougal Bendjaballah, président de l’US Oyonnax, a fixé le cap avant le sprint final de la saison

À l’US Oyonnax, le temps n’est plus aux réglages. À l’approche de la phase décisive de la saison, le discours se veut clair et mobilisateur. “Quand on rentre dans la dernière phase, on n’est plus dans les ajustements techniques”, insiste Dougal Bendjaballah lors du point presse de ce 23 mars. Le président de l’USO appelle à un resserrement général : joueurs, staff et structure doivent avancer d’un même pas.

Le séminaire organisé à Strasbourg la semaine précédente a posé les bases de cette dernière ligne droite. Objectif : faire bloc. “La différence va se faire dans le collectif et pas dans l’individualité”, martèle-t-il. Un message d’autant plus crucial que le club s’apprête à disputer quatre rencontres à domicile face à des adversaires directs ou en lutte pour le maintien.

Une qualification loin d’être acquise

Actuellement quatrième, Oyonnax reste en bonne position mais refuse tout excès de confiance. “La marche pour aller chercher la deuxième place ou la troisième place, elle est aussi étroite que celle d’arriver à septième”, prévient-il. Autrement dit, rien n’est joué.

Le président insiste sur l’importance des sept derniers matchs : “Tous les matchs qu’on va jouer sont d’une importance cruciale.” Le déplacement à Valence-Romans, premier de cette série et concurrent direct au classement, n’échappe pas à la règle, sans être érigé en tournant unique. “Si on gagne à Valence-Romans, c’est un sur sept”, relativise-t-il.

Au-delà des résultats, Oyonnax doit franchir un cap mental. “On est une très bonne équipe. Mais on n’est pas encore une grande équipe”, reconnaît-il, pointant notamment ces rencontres perdues dans les dernières minutes, comme face à Béziers ou Vannes. La capacité à tenir jusqu’au bout sera déterminante pour ne pas voir la saison s’échapper sur le fil.

Le collectif comme clé de la réussite

Le discours présidentiel s’inscrit dans une logique simple : privilégier l’efficacité à tout prix. “Aujourd’hui, on est dans une phase d’efficience”, assume-t-il. Le beau jeu reste une marque de fabrique — Oyonnax possède la deuxième attaque du championnat — mais l’essentiel est ailleurs : “S’il faut aller chercher des points d’une manière ou d’une autre, il faut aller les chercher.”

Cette exigence passe aussi par une gestion humaine délicate, alors que certains joueurs connaissent déjà leur avenir. “Aujourd’hui, seul l’intérêt du club est la priorité”, tranche Dougal Bendjaballah, qui conditionne les feuilles de match à l’implication collective.

Dans cette quête, l’alchimie entre jeunes talents et joueurs expérimentés apparaît essentielle. Les premiers, souvent insouciants, peuvent apporter fraîcheur et audace, tandis que les seconds doivent encadrer et stabiliser le groupe. “Ce n’est pas les individus qui créent le collectif, c’est bien le contraire”, rappelle-t-il.

Enfin, l’ambition reste assumée, mais sous condition. “Si on est qualifié, on doit jouer la montée”, affirme le président. Une projection logique pour un club qui vise un retour dans l’élite, sans brûler les étapes.

Reste désormais à transformer les intentions en résultats. Dans un championnat serré, Oyonnax joue gros. Et sait que tout se décidera, avant tout, dans la force du collectif.