Rubrique. Nenni ma foi : 6 avril

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Vieille gravure

Le 6 avril 1789, s’ouvre la grande assemblée bailliagère d’Aval pour les trois ordres dans l’église des “Révérents Pères Cordeliers” à Lons et le même jour le clergé, la noblesse et le Tiers États se réunissent aussi à Besançon. C’est la phase préparatoire des cahiers de doléances qui précède la Révolution.

Le 6 avril 1804, meurt à Paris, en prison et dans des conditions mystérieuses, Jean-Charles Pichegru, général et homme politique de la Révolution, né à Arbois en 1761. Il se distingua pendant les guerres révolutionnaires mais sa carrière fut assombrie par sa proximité avec les royalistes qui le fit accuser de trahison.

Le 6 avril 1835, 123 français dont 70 Haut-Saônois, débarquent du Sylphide à Jicaltepec au Mexique. Ils viennent s’ajouter aux 98 précurseurs venus à Veracruz en novembre 1833. C’est toute une colonie comtoise venue de Champlitte et ses environs qui va prendre racine là-bas, bien loin de sa cancoillotte natale.

Le 6 avril 1855, le premier train arrive en gare de la Viotte à Besançon. Cette gare était très controversée car éloignée du centre et surélevée par rapport au centre-ville. Mais on promet une desserte par un service d’omnibus hippomobile jusqu’à la rue des Granges. Alors, OK pour la Viotte.

Le 6 avril 1944, c’est la rafle des enfants d’Izieu par la Gestapo en Bugey Sud. 44 enfants et 7 adultes de confession juive sont déportés à Auschwitz. Le soir même, Klaus Barbie envoie un télex qui annonce la “liquidation” de la colonie d’Izieu. Il n’y eu qu’un survivant. Aujourd’hui « la Maison d’Izieu » est un lieu de mémoire pour comprendre la Shoah.

Au 6 avril, si le coucou n’a pas chanté, c’est qu’il est mort ou bien caché…