Rubrique. Nenni ma foi ! 23 mars

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Drapeau Bourgogne Franche-Comté
Drapeau Bourgogne Franche-Comté

Le 23 mars 1668, arrive l’intendant Michel le Pelletier de Sousy à Besançon. Il va mener la vie dure aux bisontins qui ont capitulé et ont ouvert leurs portes devant l’armée de Condé le 8 février. On exprime “son horreur et sa consternation” devant les exigences démesurées des conquérants français, mais “les ordres du roi ne peuvent être différés d’un quart d’heure”. Heureusement, le 9 juin Besançon sera libérée de ce joug et rendue à l’Espagne. La ville retrouvera “joie et allégresse” tandis qu’un Te deum est chanté en la cathédrale. Mais…

Le 23 mars 1674, c’est la seconde conquête de la Franche-Comté par Louis XIV. Après de courts combats, Orgelet est prise. Quelques jours plus tard “la bataille d’Orgelet” conduira à l’incendie d’une grande partie de la ville.
Ce même 23 mars, Poligny chute après deux jours de résistance acharnée. La route est dégagée pour aller assiéger Arbois.

Le 3 germinal an second de la République, est le 23 mars 1794. L’administration du Doubs fait preuve de civisme : les noms des saints ne sont pas révolutionnaires pour deux sous. Ils sont supprimés et remplacés. Les plus fervents sans-culottes se débaptisent. “Plus de Jean-Charles, plus de Pierre-Étienne”. Les voilà remplacés par des Romarin, Fraternité et Endive-Potiron. Tout ça n’aura qu’un temps. On gardera quand même les Narcisse, Rose et Anémone. Mais les Laurier-Thym et les Pioche-Fer disparaîtront.

Le 23 mars 1811, le docteur Prat réglemente la ville à Lons. “Le tabac fait les délices de ceux qui le prennent par le nez, mais ceux qui fument incommodent les personnes qui les entourent et infectent les rues”. Les fumeurs doivent s’abstenir en ville “à peine d’amende”. Un précurseur à Lons…

Le 23 mars 2023, on compte en Franche-Comté plus de 30 000 manifestants contre la réforme des retraites. On défile à Besançon, à Belfort, à Montbéliard, à Lons le Saunier… Des incidents ont eu lieu à Besançon en fin de journée.