Un internat fermé et 85 % de grévistes : le lycée Xavier-Bichat de Nantua était quasiment à l’arrêt mardi 31 mars.
Répondant à l’appel national des syndicats, les professeurs de l’établissement ont mené, dès 8 heures du matin, un grand rassemblement avec élèves et enseignants des alentours.
“On avait l’opportunité d’enfin baisser les effectifs avec la baisse démographique, mais non. On est dans une situation de taylorisme scolaire où les élèves doivent apprendre comme des robots. Moi, je n’ai pas été formé à travailler dans une usine”, dénonce Laurent Lançon, enseignant spécialisé du premier degré au Plateau d’Hauteville.
Dans son école, comme quasiment partout en France, les moyens ont été revus à la baisse pour la prochaine année scolaire. 4 018 suppressions de postes sont prévues sur tout le territoire.

Une prochaine journée de grève le 22 avril
À Xavier-Bichat à Nantua, cette baisse de moyens se traduit par la fermeture prévue de la sixième classe de Seconde.
“Il y a quatre ans, c’était déjà une année difficile où tous les budgets annoncés étaient très inquiétants, mais on avait réussi à récupérer quelques moyens. Cette année, c’est complètement inédit”, indique Morgane Rougeron, professeure depuis 2012 à Xavier Bichat et représentante du SNES (Syndicat national des enseignements de second degré).
Sa collègue Marie-Alix de Richemont, secrétaire générale de la CGT Éduc’action de l’Ain, dévoile le plan de marche pour récupérer des moyens supplémentaires :
“On va continuer jusqu’à ce qu’on obtienne satisfaction. C’est une mobilisation reconductible. On a demandé une audience auprès du rectorat aujourd’hui. Nos demandes sont le maintien de la classe de Seconde et 21 heures de moyens en plus“.
Si ces revendications ne sont pas obtenues, la prochaine journée de grève est prévue le 22 avril.
























