En Bourgogne-Franche-Comté, la situation des entrepreneurs reste fragile. En 2025, 2 010 chefs d’entreprise ont perdu leur activité dans la région. Le chiffre recule légèrement, mais il reste élevé. “Nous restons à un niveau inédit de pertes d’emploi entrepreneurial”, alerte l’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs.
Dans le Jura, 164 dirigeants sont concernés. Le département enregistre une baisse sur un an. La tendance reste toutefois préoccupante. “Le contexte économique demeure fortement dégradé”, souligne l’étude. Après plusieurs années de hausse, la courbe marque un ralentissement. Mais ce repli ne suffit pas à inverser la dynamique. “Cette stabilisation ne doit pas nous rassurer”, préviennent les analystes.
Le commerce reste le secteur le plus exposé. Il concentre près d’un quart des pertes d’activité. La situation s’améliore légèrement, sans retrouver un équilibre. “Le commerce reste en première ligne malgré un léger recul”, indique le rapport. La construction montre aussi des signes d’amélioration. Les pertes d’activité diminuent nettement.
Le recul du marché immobilier continue toutefois de peser. “Les professionnels de l’immobilier ont été durement touchés”, rappelle l’étude. D’autres secteurs restent fragilisés. L’industrie voit ses difficultés progresser. L’hébergement-restauration reste stable mais sous tension. “Les situations restent contrastées selon les activités”, résume l’Observatoire.
Des territoires aux dynamiques contrastées
Les territoires présentent des évolutions différentes. Certains départements enregistrent une baisse des défaillances. D’autres repartent à la hausse. Ces écarts traduisent des réalités économiques locales distinctes. “Les territoires sont inégalement impactés”, souligne l’Observatoire.
Dans la région, les volumes restent élevés malgré ces variations. Plusieurs départements dépassent encore des niveaux importants de pertes d’activité. Cette situation confirme une fragilité durable du tissu économique. “Le niveau reste historiquement haut”, rappelle l’étude.
Les très petites entreprises en première ligne
Les structures de moins de trois salariés concentrent l’essentiel des difficultés. Elles représentent plus de sept cas sur dix. Leur modèle économique reste vulnérable. “Elles n’ont pas les marges pour absorber les chocs”, souligne l’étude.
Le manque de trésorerie fragilise ces entreprises. Les impayés ou les variations d’activité peuvent suffire à les déstabiliser. “L’activité ne permet pas toujours de couvrir les charges fixes”, constate l’Observatoire. Le profil des dirigeants évolue aussi. L’âge moyen recule légèrement. Les parcours restent marqués par plusieurs années d’instabilité. “Les ressources morales et financières sont fortement sollicitées”, relèvent les experts.
Dans ce contexte, les perspectives restent incertaines. Les premiers indicateurs de 2026 ne montrent pas d’amélioration nette. Les tensions économiques et politiques pèsent sur les décisions. “Les dirigeants naviguent à vue dans un climat d’incertitude”, concluent les experts.























