
Réélu sans grande surprise dès le premier tour, avec près de 77 % des voix, Jean-Baptiste Gagnoux repart pour un nouveau mandat à la tête de Dole, fort d’un soutien inédit mais lucide sur les fragilités démocratiques.
« La réaction, c’est une surprise par l’ampleur du score », confie-t-il. S’il se disait confiant, il ne s’attendait pas à « faire près de 77 %, à des niveaux exceptionnels ». Un résultat qui, selon lui, dépasse les clivages politiques : « Ce n’est pas un résultat politique », insiste-t-il, évoquant « des voix de gens allant du Rassemblement national » comme « de la gauche, du centre-gauche ». La preuve, à ses yeux, « d’un rassemblement très large » dans une société pourtant « divisée ».
Mais cette victoire s’accompagne d’une inquiétude. « On a eu quand même un électeur sur deux qui est venu voter », regrette le maire, dénonçant « une banalisation du vote, de la démocratie ».
Sécurité et santé : des priorités très opérationnelles
Dans la continuité du précédent mandat, Jean-Baptiste Gagnoux entend poursuivre des actions concrètes. La sécurité reste un axe majeur. « C’est la lutte contre le narcotrafic et les points de deal », détaille-t-il, mais aussi « la vitesse excessive dans certaines rues » ou « les incivilités qui perturbent le cadre de vie ». L’objectif : « être particulièrement vigilant, attentif, mobilisé ».
Sur la santé, le maire insiste sur un rôle actif de la collectivité. « Quand on a des professionnels de santé qui frappent à notre porte, il faut mobiliser des moyens pour leur trouver des solutions », explique-t-il. Il annonce également son implication directe dans les instances hospitalières : « Je siégerai au conseil de surveillance de l’hôpital Saint-Ylie » et « je continuerai d’exercer la présidence de l’hôpital Pasteur ». Une manière de répondre à « un vrai sujet », dans un contexte de pénurie médicale.
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