
Patrick Franchini ne revendique pas le rôle d’ambassadeur. Pourtant, son engagement en faveur de la filière Bleu-Blanc-Cœur lui a valu une distinction nationale lors du Salon de l’agriculture, à Paris, au mois de février dernier. Une récompense qui souligne plusieurs années d’implication pour faire connaître cette démarche auprès du grand public et des professionnels.
“Bleu-Blanc-Cœur existe depuis plus d’un quart de siècle. C’est une démarche collective.” rappelle le restaurateur dolois. Le principe repose sur une alimentation animale plus équilibrée, notamment grâce au lin, permettant d’améliorer la qualité nutritionnelle des produits destinés à la consommation humaine.
Une démarche du champ à l’assiette
Dans son établissement, le Moulin des Écorces, cette philosophie se traduit concrètement dans les assiettes. Charcuteries au petit-déjeuner, planchettes proposées aux clients ou encore produits laitiers et œufs : la démarche s’installe progressivement dans la carte.
“Ce qu’il faut savoir, c’est que les produits Bleu-Blanc-Cœur certifient de la nourriture d’animaux qui est saine. Donc c’est déjà la santé de l’animal avant la santé de l’humain”, explique Patrick Franchini. L’objectif est double : améliorer le bien-être animal et offrir aux consommateurs des produits naturellement plus riches en oméga-3.
Promouvoir la filière auprès des restaurateurs
Au-delà de son restaurant, Patrick Franchini profite aussi de ses fonctions de président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH) du Jura pour sensibiliser ses collègues. “Avec mon rôle aussi de président des cafetiers hôteliers restaurateurs du Jura, j’incite mes adhérents à travailler du produit Bleu-Blanc-Cœur.”
Cette mobilisation dépasse également le cadre professionnel. Lors du Week-end gourmand du Chat Perché, événement gastronomique bien connu à Dole, la filière est régulièrement mise en avant à travers conférences et stands de producteurs.
Pour le restaurateur, la distinction reçue au Salon de l’agriculture récompense surtout cet engagement global. “Je n’ai rien gagné. Je ne suis pas commercialisé. Je ne suis pas un ambassadeur. Mais, ils ont souhaité me mettre à l’honneur pour tout le travail que j’ai fait autour de cette image, de cette démarche Bleu-Blanc-Cœur.”
Un signal encourageant, alors que la demande pour des produits locaux, traçables et plus sains ne cesse de progresser dans les habitudes alimentaires.























