Arbois. SARA tisse des liens au nom de la solidarité

Depuis 2017, l’association SARA tisse des liens entre habitants et réfugiés à Arbois. Forte d’un large réseau de bénévoles, elle poursuit son engagement pour un accueil humain, entre actions concrètes et projets porteurs de sens.

0
103
Quoi de mieux que la musique pour tisser des liens ?

Depuis bientôt une décennie, l’association SARA (Solidarité avec les Réfugiés d’Arbois) s’inscrit dans le paysage local comme un trait d’union discret mais essentiel. Née en 2017, elle rassemble aujourd’hui près de 70 adhérents et peut compter sur l’appui de quelque 300 sympathisants. Sa vocation demeure inchangée : favoriser la rencontre entre habitants et demandeurs d’asile, et défendre un accueil à visage humain, à rebours des craintes et des idées reçues.

Les profils accueillis changent. Après une forte présence afghane, ce sont aujourd’hui principalement des ressortissants du continent africain (Congo, Soudan) et de l’Europe de l’Est qui sont logés entre Arbois et Mouchard. Des parcours différents, mais une même nécessité de reconstruire une vie, souvent après des trajectoires marquées par l’exil.

Dans ce contexte, SARA poursuit un travail de proximité. « Avec SARA, on arrive à se sentir dans une famille », confie B., réfugié, évoquant la difficulté de tout recommencer loin de son pays.

Une année 2026 riche en initiatives

L’année 2026 s’annonce riche en initiatives. Entre moments conviviaux — barbecue, sortie bowling à Lons-le-Saunier, brocante du 8 mai — et rendez-vous plus festifs comme une fête africaine organisée avec Amnesty International ou la participation au Festisol, l’association continue de tisser des liens. Elle sera également présente au square Sarret à l’occasion d’un événement local, et proposera une nouveauté autour d’un repas partagé avec la pépinière alimentaire.

Parmi les projets en préparation, l’un se distingue par sa dimension sensible. SARA souhaite explorer la notion d’exil à travers la lecture et l’écriture, en s’appuyant sur des auteurs comme Milan Kundera, Jeanne Benameur ou Ludmilla Oulitskaia. Des ateliers d’échange et d’expression pourraient ainsi voir le jour, pour donner des mots à l’absence, à la mémoire et à la reconstruction.

Au quotidien, l’association poursuit ainsi son engagement en s’attachant à ce qui fait lien : l’écoute, le partage et la reconnaissance de l’autre.