Louhans. Contamination à l’eau de la station-service Leclerc : plusieurs voitures seraient impactées

À Louhans, plusieurs voitures sont tombées en panne à cause d'eau dans le réservoir après un plein à la station Leclerc.

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David Renaud présente l'eau et le carburant extraits de son réservoir.

Au moins six voitures seraient concernées : deux au Centre Auto Louhans, deux au garage JAD, une au garage SVA Lacroix et une au garage Jean Lain à Annecy. De l’eau a été retrouvée dans le réservoir de tous ces véhicules, après que leurs propriétaires, tickets de caisse à l’appui, aient fait leur plein à la station-service Leclerc de Louhans, quelques heures ou quelques jours auparavant.

David Renaud fait partie de ces infortunés. Le Brangeois est tombé en panne le mardi 24 février, en partant au travail après avoir fait son plein le dimanche. \”Le véhicule a commencé à avoir un manque de puissance puis il s’est arrêté en plein milieu de la route, avec tous les voyants moteurs allumés. Au moment d’arriver au garage, on m’a certifié qu’il y avait de l’eau dans le réservoir\”, témoigne-t-il.

Station-service Leclerc, point d\

Des milliers d’euros de réparation

Depuis, le dirigeant de l’entreprise Dj Box doit composer pour exercer son métier de déménageur : \”C’était un utilitaire indispensable pour mon exercice professionnel. Il est arrêté pour cinq à six semaines et, en attendant, je paie un véhicule de prêt à mes frais.\” Pour David Renaud, le montant des réparations va s’élever à près de 6 000 euros, puisque la pompe à injection et les injecteurs sont touchés.

Pour Gaétan Massano, la note sera encore plus salée : presque 10 000 euros prévus sur son Audi quasi-neuve. \”J’ai fait le plein pour monter à Annecy le week-end du 31 janvier. Elle a commencé à avoir des symptômes un peu bizarres à l’aller et, le lendemain, elle s’est totalement arrêtée. C’est au bout de trois semaines de contrôle qu’on a su qu’il y avait de l’eau dans le réservoir.\”

L’utilitaire de David Renaud à l’arrêt dans l’attente des expertises.

Une autre Brangeoise a été touchée fin février, tombée en panne après avoir effectué son plein le vendredi 20. La retraitée, qui souhaite rester anonyme, devra régler 3 500 euros de réparations. La moins malchanceuse est Marie-Ange Ravassard. \”J’ai fait le plein le matin et, l’après-midi, en sortant de ma cour, mon Renault Scenic s’est tout de suite arrêté au bout de l’impasse. Je pense que l’eau n’a pas eu le temps de s’immiscer dans les injecteurs : la facture est de 600 euros\”, témoigne l’habitante de Montagny-près-Louhans.

En attente des expertises

Pour tous ces automobilistes, un combat s’amorce à présent, pour faire reconnaître la responsabilité potentielle de Leclerc. Des expertises et contre-expertises ont lieu actuellement, et vont continuer pendant plusieurs mois. \”Pour le moment, les deux qui nous sont revenus mettaient en cause un mauvais entretien de la voiture\”, se défend le directeur de Leclerc, Jérôme Echeverria, sans citer les propriétaires concernés.

\”C’est quand même étonnant qu’il y ait aussi peu de cas. En 2017, quand un transporteur s’était trompé en mettant du gazole dans les cuves de sans-plomb 95, il y avait des centaines de voitures sur le parking en 30 minutes\”, complète le responsable. \”Entre la clé et le carburant, il y a d’innombrables paramètres qui entrent en compte. Mais il n’y a aucun souci : si nos torts sont reconnus par les expertises, nous indemniserons les personnes concernées\”, conclut Jérôme Echeverria.