Yannick Barthoulot : un Lédonien « marchand de bonheur »

Il enseigne la trompette au conservatoire depuis 2005 et a repris la direction de l’orchestre d'harmonie municipal à la rentrée. Le Lédonien aime son métier par-dessus tout pour la richesse des rencontres qu’il permet.

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Sa première trompette, il l’a tenue à 7 ans, au conservatoire de Lons, dans la salle où il enseigne aujourd’hui. Maurice André n’est pas étranger à son choix. A 15 ans, il entrait au conservatoire de Besançon, puis il partait à Lyon. A 21 ans, il recevait le premier Prix de trompette. « Premier nommé, à l’unanimité, avec les félicitation du jury », se réjouit encore Yannick Barthoulot.

« Mon métier, à l’époque, était vraiment de jouer. J’avais une activité de trompettiste, surtout en variétés… » Deux ans plus tard, en 1996, il décroche son diplôme d’Etat d’enseignement de la trompette à Nancy. « C’est important pour moi de transmettre », souligne le passionné. Il commencera à enseigner dans le Haut-Jura. « Cela m’a permis d’aller jouer en Suisse et de commencer à faire de la direction d’orchestre. »

Chez nos voisins, il fait ses armes en direction d’ensembles à vent, harmonies et brass band, et notamment à la Vallée de Joux. Cet endroit, il l’aime, tout comme les gens qui l’habitent.

Trente élèves de 7 à 77 ans

Depuis 2005, il enseigne au conservatoire à Lons-le-Saunier. Chaque année, il accompagne une trentaine d’élèves, de 7 à 77 ans. Il a toujours une activité de trompettiste dans différentes formations. Et Yannick Barthoulot a repris la direction de l’orchestre d’harmonie municipal à la rentrée. Le premier concert, au théâtre de Lons en novembre, a fait salle comble. Avec les 45 musiciens, il répète tous les mardis soirs pendant une heure trente pour le prochain concert, le samedi 13 juin, toujours au théâtre. La batterie-fanfare les accompagnera.

« L’orchestre d’harmonie municipal, c’est un ensemble d’amateurs, insiste-t-il. C’est très riche humainement car ce sont des gens d’univers professionnels totalement différents. Il n’y a pas de barrière sociale. » Le rôle du chef d’orchestre est musical, mais il faut aussi gérer le caractère de chacun. Une expérience riche. « C’est ce côté-là du métier que j’adore, travailler avec plein de gens différents, sourit-il. Tout le monde est traité de la même manière et on essaie de faire de la musique du mieux qu’on peut. »

 

ENCADRE

Son interprète 

Maurice André pour son talent inégalé, avec un coup de cœur pour l’album « Le meilleur de moi-même ». Ibrahim Maalouf aussi pour la richesse et le métissage de sa musique.

Son musicien 

Jean-Sébastien Bach. Et Benjamin Biolay avec qui j’étais au conservatoire de Lyon.

Son expression

« Fais bien ce que tu fais. » J’adore cette expression et je la dis toujours à mes élèves.

Une passion

Les vieilles pierres, les beaux bâtiments.

Une ville

Marseille, mélange de tout, des gens, des bâtiments. S’il y a un endroit où j’aime aller me ressourcer, c’est là-bas. Surtout le quartier d’Endoume.

Un restaurant

La Table de Perraud. Pour la qualité du travail de Gabriel en cuisine et Hugo en salle.

Un livre

« Transformez votre vie » de Louise Hay. Un livre sur comment mieux se connaître. C’est un livre qui m’a beaucoup apporté. Tout le monde devrait le lire !

Un prof

Pierre Dutot, un immense pédagogue. Mes élèves ont la chance de l’avoir rencontré aussi à Lons-le-Saunier en master class. Sa phrase : « On a de la chance d’être musiciens car on est des marchands de bonheur. »

Il m’a appris à jouer de la trompette, Daniel Villette… André Jung, mon professeur au conservatoire de Lyon.