Weekless perce sur la scène musicale électro

Kevin Paulin, jeune DJ originaire d’Equevillon, a sorti un titre qui cartonne sur Virgin radio, NRJ et autres plateformes de streaming. Et qui pourrait peut-être le rapprocher d'un destin à la Martin Garrix, voir qui sait un jour d'un David Guetta ?

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Weekless, alias Kevin Paulin, a mis la fièvre sur les dancefloors, comme à Micropolis Besançon.

A seulement 24 ans, Weekless écoute son titre « Get to you » tourner sur des radios bien connues telles que Virgin radio ou NRJ, tandis que des plateformes de streaming musical telles que Spotify ont déjà largement franchi la barre symbolique des 100.000 écoutes. Bizarre bizarre pour un étudiant en Master 2 communication et marketing à Paris de côtoyer ainsi sur les ondes des monstres sacrés de la scène musicale électro comme David Guetta, Martin Solveig, The Avener, Feder, etc…
Mais il faut dire que le jurassien est tombé dans le chaudron dès ses 15 ans :
« Mes parents géraient un bowling/ bar de nuit, ‘le Staff’ à Métabief. Jusqu’à 18 ans, j’en ai été le DJ résident avec l’aide de mon oncle dans une ambiance de folie certains week-ends ». L’occasion de forger son oreille et d’engranger une sérieuse expérience. Puis une autre aventure naît : repéré sur les réseaux sociaux grâce à son physique avantageux, il devient mannequin et défile à New York, Cap Town, Londres ou à la fashion week de Milan. Un an et demi de voyages, de strass et de paillettes qui lui laissent un goût amer : trop de déceptions et « pas de place au rêve, aucune » lorsque la face cachée de la jet set se fait jour…
Kevin Paulin reprend donc des études à Paris tout en composant en autodidacte sur son ordinateur, sans même connaître le solfège : tout à l’oreille, il développe son propre style, inspiré par des DJ célèbres au niveau planétaire (des milliards d’écoutes pour « Breaking me » du DJ allemand Topic par exemple). Et par la réussite de Martin Garrix, qui à 23 ans occupe déjà la première place de la scène musicale électro.

Profession : Dieu vivant pour 40.000 personnes

« Je garde les pieds sur terre » confie Kevin Paulin, mais si on lui proposait de vivre de sa passion, il n’hésiterait pas une seconde, avec le soutien de sa famille. La raison ? La vie d’artiste, « une drogue ». Durant quelques heures, être DJ confine à l’incarnation d’un Dieu vivant, comme en ce jour de 2019 : « Je mixais sur un char principal de la Pride de Genève, pour faire danser, crier, sauter près de 40.000 personnes ».
Un moment de grâce qu’il rêverait de revivre sur les plus grandes scènes du monde, mais aussi tout simplement au festival de la Paille à Métabief ou au festival des Eurockéennes à Belfort : « Ce serait une vraie fierté de mixer à la maison » avoue-t-il. A bons entendeurs… En attendant de remonter sur scène (un exercice qu’il adore malgré une personnalité plutôt introvertie), Kevin Paulin prépare la sortie de nouveaux titres, toujours dans son style « électro-dance très abordable », qui séduit entre autres les 25-45 ans grâce à quelques influences eighties. Le rêve Weekless est en route : à vos casques et à vos écouteurs !

A suivre : « Get to you » de Weekless sur les plateformes de streaming, Youtube, ou à la radio.

 

Une ambiance survoltée qui fait vibrer les foules, la raison d’être du jeune jurassien.