Jura. Région. Vive les jolies colonies de vacances avec les PEP

Malgré une situation budgétaire tendue, l’association jurassienne prend le risque d’ouvrir ses centres de Lamoura et Quiberon « dans l’intérêt des enfants ».

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A l'aise la distanciation sociale sur les parcours d'accrobranche organisés dans les colos des Pep 39 ! Crédit : PEP 39

Ouvrir ou fermer les colonies de vacances cet été ?
Cruel dilemme pour les PEP 39 (association des Pupilles de l’Enseignement Public du Jura). En pleine tourmente post-coronavirus, l’association qui compte 186 salariés, se confronte à une dure réalité : pour respecter le protocole sanitaire édicté par l’Etat et ses autorités de tutelle, « nous devons employer plus de personnel pour moins de recettes » résume Ludovic Zocchetti, directeur des PEP 39.
« Pour nos deux centres de Lamoura et Quiberon, les mesures sanitaires essentielles représentent un coût de 500 € par semaine et par enfant ».
Et les seuls sols du centre de Lamoura (représentant la bagatelle de 4.000 m2) à laver deux fois par jour représentent un marathon sanitaire quotidien de 6 km précise Marie Pierre Fléchon, responsable des séjours. Tout ceci pour accueillir 60 enfants au lieu d’une centaine prévue, afin « qu’un lit sur deux seulement soit occupé ». Pas besoin d’avoir fait math’sup pour en déduire le résultat : « Un séjour en colonie d’une semaine coûte en moyenne 450 € par famille et par enfant, mais nous revient à 900 € » estime Brigitte Comparet, vice-présidente (après avoir été 10 ans présidente des PEP).

Un appel aux inscriptions pour les parents

Autant d’arguments budgétaires qui ont conduit les PEP d’autres régions à fermer boutique pour cet été, et priver des enfants de « leurs colos ». Mais à la PEP 39, le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas, et son bureau a pris la lourde décision de maintenir les colonies organisées cet été (juillet et août à Lamoura, et août seul à Quiberon). Une décision totalement assumée et revendiquée par Ludovic Zocchetti : « Nous allons peut-être nous asseoir sur 140.000 € dans l’intérêt des enfants ». Une somme conséquente, correspondant au manque à gagner prévisible à l’heure actuelle. Les principaux leviers pour éviter la Bérézina budgétaire tiennent en une équation simple : accueillir plus d’inscrits, d’où l’appel lancé aux parents par Marie Pierre Fléchon. « Il reste des places disponibles », affirme-t-elle, ceci dans le strict respect des règles sanitaires. Des règles sanitaires dont Ludovic Zocchetti demande l’allégement, comme toutes les associations oeuvrant dans le domaine de l’enfance, afin d’atteindre l’objectif fixé par le ministre de l’éducation : des « vacances apprenantes » pour 250.000 enfants. La réouverture des écoles depuis le 22 juin sonne comme une très bonne nouvelle : « si le protocole sanitaire y est allégé, pourquoi pas dans les centres de vacances ? ». A suivre…

Contact : 03 84 47 81 87/06 29 76 76 43/ www.pep39.org