Vers un été au parfum de 4e vague

Il n'est plus question de savoir si la 4e vague covidienne arrivera, mais quand. Le point avec David Philot, préfet du Jura.

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Au centre de Champagnole comme dans les autres centres jurassiens, il est possible de venir sans rendez-vous et avec beaucoup de facilité.

Le ton a bien changé. Après les appels solennels lancés pour inciter les jurassiens à bénéficier d’un vaccin anti Covid, l’heure est venue de se rendre à l’évidence.
” En l’état, il est évident qu’on ne peut pas empêcher la survenue d’une 4e vague” a asséné David Philot, préfet du Jura, à la mi-juillet. Variant indien  n’aidant pas, la question n’est désormais plus que de savoir quand, et surtout à quelle hauteur.
“Cette dernière dépend de la vaccination” a rappelé le préfet du Jura, inquiet non seulement pour le déroulé de l’été…mais aussi pour la rentrée.

“Je crains une rentrée compliquée dans les milieux scolaires et sportifs”

“Je crains une rentrée compliquée dans les milieux scolaires et sportifs” a confié le premier représentant de l’État : que ce soit dans les clubs de sport ou les établissements scolaires, quelles restrictions ou quelles fermetures vont-elles encore sévir ?
David Philot a exhorté tous les sportifs à bénéficier du vaccin, mais aussi “les personnes fragiles, vulnérables, présentant des comorbidités”.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, 29% d’entre elles n’avaient même pas reçu une première dose au 7 juillet en France…
David Philot a également insisté sur la “sous-vaccination de la population du haut-Jura, inférieure de 10 points à celle de la population jurassienne”. Globalement, la semaine où nous écrivons ces lignes, environ 3.500 vaccinations ont été réalisées dans le Jura : c’était plus de 9.000 en vitesse de croisière lors de l’élan collectif. Un élan que le préfet jurassien ne désespère pas voir revenir, avant un nouveau pic dû au variant delta. Un variant qui pourrait aussi compromettre les vacances selon l’endroit où on les passe, du fait de son extrême contagiosité.
“Passer un été tranquille ne dépend que de nous” a conclu le préfet. Une manière de rappeler que chacun de nous a entre ses mains le destin de tous. “Un été, une rentrée pourris” ou pas, il faut maintenant choisir.

A Lons Juraparc, les vaccinations ne font plus recette. (Photo archives Jean-Marc Fouqueau).

 

Un appel aux pharmacies

Dans certains secteurs isolés, où des questions de mobilité se posent, des pharmacies pourraient prendre le relais des centres de vaccination. “Si une pharmacie voulait vacciner, par exemple les vendredis soir, je serais le premier à dire : on en a vraiment besoin” a proposé David Philot.
Seul pré-requis : constituer des cohortes de 7 patients pour mettre à disposition les doses de vaccin correspondantes.