Jura. Arbois. Vendanges 2020 : un bon millésime

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Toujours bon pied bon œil, l'octogénaire Jacques Tissot ne raterait pour rien au monde ce début de vendanges.

Lundi 24 août une quarantaine de vendangeurs se mettait au travail dès 7 heures du matin au Domaine Jacques Tissot et fils. Masqués, outillés de sécateurs et de seaux, ils ont au total 30 hectares à vendanger.
En général, on compte deux semaines de vendanges manuelles, explique Philippe Tissot. On utilise également un peu la machine, cela dépend de plusieurs paramètres, et notamment la météo. L’évolution du raisin est déterminante, en cas de pluies abondantes par exemple, on devra accélérer le curseur de la machine. Un autre paramètre vient s’ajouter : le Covid, si cela devait arriver et que les équipes soient réduites, nous serions bien obligés de faire les vignes et donc d’utiliser les machines “.

2020 : un beau millésime

Observant le vignoble, le fondateur du domaine, Jacques Tissot aujourd’hui âgé de 84 ans, ne raterait cette première journée pour rien au monde, s’aventurant au milieu des vignes, afin de ramasser lui-même quelques grappes.
Les grains sont magnifiques et les grappes bien fournies “, souligne-t-il.
Le raisin est beau cette année, c’est indéniable, poursuit Philippe. Si la chaleur a entraîné des problèmes de maturité du raisin, elle a eu l’avantage de forcer les vignes à enfoncer leurs racines plus profondément dans le sol, aidées en cela par les travaux de sol que nous avons réalisés. Le fruit n’en est que meilleur. Mais l’on constate aussi que les grains ne sont pas gorgés d’eau et ont donc moins de jus ce qui générera certainement une perte de 15 à 20 % au pressage “.

La précocité des vendanges devrait s’installer

“Vendanger courant août risque de devenir la norme pour les 20 à 30 ans à venir, selon des spécialistes bourguignons en climatologie. Tout est chamboulé, il faut s’adapter au climat, ” conclut le vigneron.