Une vie heureuse malgré les courbes

Dans un roman autobiographique, Patricia Dizy-Mercuriali embarque ses lecteurs dans le « destin animé » de Violaine. Son aventure invite à comprendre que les hauts et les bas d'une existence, une fois réunies, peuvent un jour dévoiler leur sens à qui cherche à les « lire ». Car les uns comme les autres sont supportés par une ligne directrice, droite, protectrice et tendue vers un but.

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« Les hauts et les bas, c’est comme cette clef dentelée : ça permet d’ouvrir une porte ! »

Patricia Dizy-Mercuriali, professeure de commerce dans un lycée professionnel jurassien, multiplie les retours positifs depuis la sortie de son livre, « Ecrire droit avec des courbes », en début d’année.
L’auteure n’en est pas à son coup d’essai puisqu’en 2006, elle avait publié un premier roman, « L’Embellie », où il était question d’amour et de mort, suggérant des chemins inédits pour passer « de la coque à l’âme ». Puisqu’elle a également écrit plusieurs articles pour des revues traitant de spiritualité, des poèmes, un récit.
« La matière brute de ce livre, c’est ce que j’ai vécu, présente-t-elle. J’ai transposé les lieux et parfois les situations, créé des personnages, pour ne faire de tort à personne. » Elle a nommé son héroïne Violaine.

Un message constructif

« Écrire droit avec des courbes » rapporte des épreuves extrêmement difficiles, mais le lecteur retiendra selon nous son message positif et cette envie qu’elle partage de se donner les moyens de construire un bel avenir.
« La vie est le seul jeu dont les règles ne sont pas données au départ. Et le but en est, selon moi, de les découvrir pour vivre en harmonie avec son histoire », poursuit Patricia Dizy-Mercuriali. Pour corriger un texte, il faut être capable de lire, de même pour modifier une trajectoire de vie, il convient de tirer les enseignements des expériences vécues. Les obstacles deviennent des tremplins. L’humain éveillé à qui il est vraiment devient capable de se libérer des automatismes pour éviter les répétitions tragiques. Il reprend son pouvoir créateur ».
Aujourd’hui, l’auteure ne « regrette plus rien » puisque ses erreurs la construisent. « Il s’agit moins d’éliminer ses ombres que de les illuminer, car lorsqu’une prise de conscience éclaire une situation, celle-ci s’en trouve naturellement transformée. Une sorte d’alchimie psychique ! »
Après avoir écrit, un exercice que l’auteure qualifie de « très solitaire », Patricia Dizy-Mercuriali souhaite désormais rencontrer les gens, partager ses découvertes, établir un dialogue et répondre aux questions, notamment lors de conférences de présentation (comme celle qu’elle a donnée au L.Y.S le 3 mai dernier).

Patricia Dizy-Mercuriali, « Ecrire droit avec des courbes », Editions de l’Onde, 2018, 17 euros.