Une souscription pour restaurer une œuvre de Jules Adler

Le musée des Beaux-Arts de Dole lance officiellement une souscription, avec la Fondation du Patrimoine, pour financer la restauration de la peinture, « Portrait d’André Lévy ».

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Adler_inv.2018.2.1_cl. H. Bertand.

L’œuvre de Jules Adler, pour la restauration de laquelle le musée des Beaux-Arts de Dole lance une souscription, « Portrait d’André Lévy », est une huile sur toile signée et datée autour de 1899. Le musée l’a reçu en don en 2018.

Elle est typique de la manière et de l’iconographie d’Adler : de format moyen, elle dépeint un jeune garçon familier de l’artiste – un dessin préparatoire porte l’inscription « en souvenir du portrait d’André » – représenté cartable au dos et vêtu d’un costume d’écolier, béret sur la tête.

La scène se passe dans la rue – sans aucun doute, une rue parisienne. Le jeune garçon regarde le spectateur et le peintre s’attache à restituer, dans les traits du visage et la profondeur un peu triste du regard, toute la finesse psychologique de son modèle.

Une œuvre inédite

La qualité picturale de l’œuvre est bien visible malgré son état. Par ailleurs, il s’agit d’une œuvre inédite – elle provient de la famille d’André Lévy et n’en était jamais sortie – dans un corpus très rare, puisqu’il n’existe sur le marché quasiment aucune toile de cette période : l’œuvre peut être en effet datée de la toute fin des années 1890, période la plus riche et singulière de l’artiste.

La peinture est en mauvais état et a besoin d’une restauration fondamentale en vue de sa présentation dans l’exposition Adler itinérante puis dans les collections permanentes du musée de Dole. La tension de la toile est flottante et celle-ci présente des déformations. Une perforation importante est bien visible dans le coin supérieur droit du tableau. Par ailleurs, la couche picturale est fragile et lacunaire, particulièrement sur les contours, avec des craquelures et perte d’adhérence prononcée de la matière picturale sur l’ensemble de la surface de l’œuvre.

Pour pouvoir restaurer l’œuvre, le musée des Beaux-Arts a donc lancé une souscription pour récolter des dons : 3 294 euros sont nécessaires. Les bienfaiteurs peuvent faire part de leurs dons par chèque ou via le site internet de la Fondation du Patrimoine. Ils bénéficieront alors d’une réduction d’impôts à la hauteur de 66 % du don et dans la limite de 20 % du revenu imposable.