Une séance de conseil municipal fortement perturbée à Salins-les-Bains

La séance a été écourtée ce lundi 25 mars dès le sixième point de l’ordre du jour qui concernait la cession par la commune de la Villa des Carmes à M. et Mme Didier Lavignasse, dont le projet est d’y aménager leur résidence principale et cinq chambres d’hôtes.

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Le maire a déclaré la séance close, le quorum n'étant plus atteint après le départ de six élus de l'opposition.

C’est à l’annonce des clauses exigées par le futur acquéreur que six élus de l’opposition ont commencé à invectiver les élus de la majorité, les qualifiant de « chiens de plage arrière » et de « bénis oui oui » pour leurs votes en soutien à Gilles Beder.

Les clauses faisant débat

La demande de M. Lavignasse d’un paiement différé à cinq ans concernant la Villa des Carmes et le conditionnement de cette acquisition à l’achat par le même acquéreur du Couvent de la Visitation, (430 000€) pour lequel il demande un paiement différé à dix ans. Son projet serait d’y créer des meublés de tourisme et des logements. Cette vente prendra un peu plus de temps dans la mesure où la commune doit racheter le bien à l’EPF (Établissement Public Foncier qui porte pour Salins plusieurs immeubles dont La Visitation).

L’immeuble de La Visitation.

La délibération concernant la vente de la villa des Carmes, liée à la finalisation de la vente de La Visitation a été adoptée à la majorité par 13 voix pour, 7 contre et une abstention.

“Pourquoi des différés de paiement ?”s’interroge l’opposition

« Le but de l’acquéreur, selon Adrien Lavier, est de se dégager dans un premier temps du paiement du bien et investir dès maintenant dans la rénovation de façon à engranger des fonds grâce à son activité touristique et pouvoir emprunter pour payer la commune ». Le souhait de l’acquéreur est de commencer au plus tôt les travaux de mise hors d’eau hors d’air pour répondre aux exigences de l’arrêté de péril.
Et si ce Monsieur Lavignasse décidait de ne plus acheter, que se passera-t-il ? Quelles garanties avez-vous ? Il y a un arrêté de péril sur la Villa des Carmes, la commune ne sera-t‘elle pas dans ce cas-là obligée de faire les travaux obligatoires ?
Les réponses données par Gilles Beder n’ont pas réussi à convaincre six élus de l’opposition qui ont décidé de quitter la salle.
Le maire a alors prononcé la clôture de la séance, le quorum n’étant plus atteint.