Une rentrée scolaire sécurisante à Champagnole 

Les normes sanitaires rythment le quotidien des écoliers, qui bénéficient cette année de davantage de moyens alloués par l'Education nationale.

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Le maire, Guy Saillard et les élus locaux ont fait le tour des écoles champagnolaises. Photo archive.

Des effectifs stables, une ouverture de classe et un poste de plus que de maître : autant de raisons d’espérer pour le maire Guy Saillard, et son adjoint aux écoles, Pascal Grenier.
Selon ce dernier, l’érosion des effectifs est jugulée depuis l’an dernier, avec par exemple l’école Valentenouze qui remonte à 70 élèves (contre 61-62 l’an dernier) pour 3 classes. Une école qui par ailleurs avait bénéficié des travaux conséquents (huisseries refaites).
Du côté de l’école Jules Ferry, le dispositif “Plus de maitres que de classes” a été de nouveau reconduit : un dispositif “très efficace” selon Pascal Grenier permettant à l’enseignante surnuméraire (déjà présente l’an dernier) d’aider quelques élèves sur telle ou telle difficulté. Un soutien personnalisé avec à la clé un regain d’attractivité pour cette école qui compte 101 élèves répartis en 4 classes…
Du côté de l’école du Boulevard, la nouveauté vient de l’ouverture d’une classe en maternelle moyenne section. Avec une 6e classe ouverte le 9 septembre pour un total de 127 élèves, l’effectif est ainsi passé de 28-29 élèves à 21-22, un soulagement pour les enseignants et les enfants.
Enfin Hubert Reeves connaît une légère érosion (201 élèves à la place de 215 l’an dernier), car de nombreux écoliers ont rejoint les bancs du collège, mais elle compte 9 classes (dont une classe ULIS).
Cette rentrée restera dans les annales du fait du contexte sanitaire : pour  appliquer comme il se doit le protocole défini par l’Education nationale, la ville a multiplié ses efforts souligne Pascal Grenier.

Des contraintes chronophages

En sus des cours, enfants et adultes vivent désormais un quotidien rythmé par les gestes barrières : lavage des mains régulier avec du savon (moins agressif que le gel hydro-alcoolique), distanciation physique « quand c’est possible” prévoit le protocole national, port du masque obligatoire pour les adultes, lavage des mains après chaque changement de lieu, désinfection des locaux tous les soirs et protocole de ménage adapté, aération des locaux avant l’arrivée des élèves, entrées séparées en plusieurs accès pour éviter le brassage des élèves, entrées des parents interdites dans les établissements, prise de température au retour de la cantine, etc.
Cette seule et dernière opération peut nécessiter 40 minutes pour 80 enfants précise Pascal Grenier, par exemple lorsqu’ils vont déjeuner à l’Oppidum. Pour les récrés, la cour a été divisée en deux pour donner à chacun plus d’espace, comme par exemple à Hubert Reeves.
Reste quelques aménagements matériels à envisager, si jamais la situation devait perdurer : installer davantage de points d’eau, espacer les porte-manteaux, etc. Les enseignants s’attachent désormais à rattraper le décrochage survenu parfois du fait du confinement, avec l’impression que l’obstacle semble moins redoutable que prévu…